Manipulation médiatique…

Manipulation médiatique…

Paris Vox a le plaisir de proposer à ses lecteurs une sélection des retranscriptions écrites des chroniques d’Arnaud de Robert, diffusées quotidiennement dans la matinale de Radio Libertés.


Macron, Fillon, Trump, Macron, Fillon, Trump, émeutes, Macron, Fillon Trump, Poutine, Macron, Fillon, Trump, Macron, Pollution, Fillon, Trump, Théo, Macron, Fillon, Trump, Fillon, Fillon, Macron, colonisation, Macron, Trump, Fillon … Je ne sais pas vous mais moi quand je parcoure les médias officiels comme les réseaux sociaux j’ai la curieuse sensation d’un enfermement total de l’univers informationnel dans ce mantra. Et cela fait des semaines que cela dure. Exit la guerre en Irak, en Syrie. Exit Mossoul et plus encore Alep qui devait tant nous faire pleurer. Exit l’Ukraine, oubliée depuis des mois alors que le sang coule tous les jours. Exit les « migrants », ces clandestins-vedettes qui ont pourtant crevé l’écran pendant des mois. Exit le chômage dont on ne dit pas les mensonges de chiffres. Exit la loi El Khomry, le travail du dimanche, l’état d’urgence (quelle blague pourtant  !), la menace terroriste, le coup d’Etat d’Erdogan, le Brexit …

Exit l’information en fait, exit la pluralité d’information et exit le réel.

Exit l’information en fait, exit la pluralité d’information et exit le réel. La citadelle médiatique, forte de son emprise grandissante s’arroge le droit de juger comme nous l’avons vu pour Théo et s’arroge également le droit de dessiner définitivement et de manière permanente notre environnement. Ses choix ou non-choix, ses omissions volontaires, ses prises de positions gaucho-bobo, son fanatisme macronien, rien ne nous est épargné. Les médias réussissent à nous conduire au confluent des pires cauchemars du Meilleur des Mondes, de Big Brother et de Fahrenheit 451. Un monde de tromperie, de massacre culturel, de délation audiovisuelle, de monisme consommatoire et abrutissant. Un monde plat et univoque qui fabrique une actualité en forme de litanie de persuasion et de soumission. L’objectif est double  : En premier lieu, c’est évident, le but est d’obtenir une forme d’overdose, d’écœurement lequel doit à son tour conduire au retrait du monde, à la démission de l’être. Le second est de refonder un « intellect » ou plutôt un circuit primaire de pensée entièrement guidé et modelé par le flux continu du « même » informationnel, de la répétition comme seule vérité. Les journalistes trop feignants pour échafauder ce type de processus, suggérer les stratégies et même pour en penser les objectifs finaux.

D’ailleurs, peut-on encore parler de journalistes devant cette caste nombriliste, sure d’elle-même et dont l’intégration aux sphères oligarchique dépend de son degré de servilité  ?

D’ailleurs, peut-on encore parler de journalistes devant cette caste nombriliste, sure d’elle-même et dont l’intégration aux sphères oligarchique dépend de son degré de servilité  ? Il y a bien longtemps que les vrais journalistes sont morts, se sont fait virés ou survivent dans des canards commerciaux. Non, pour comprendre vraiment ce qu’il se passe, il faut regarder du côté des propriétaires, entre groupes financiers, familles de pouvoirs et grands industriels. La presse a définitivement délaissé la défense des libertés publiques. La domination politique et financière sur les médias aboutit à la mise en scène permanente d’un long clip vidéo invalidant toute forme de lutte, de contestation. Les médias ont désormais pour fonction d’économiser les procès et de donner le réel sous sa seule forme jugée. Souvenez-vous, des mois de lutte et de contestation de la loi El Khomry, contestation pourtant largement majoritaire dans le pays ont été invalidés en quelques minutes par trois vitres brisées à l’hôpital Necker. Cela a même permis à Valls de tenter de suspendre le droit de manifester. Partout les mêmes éléments de langages circulent, montrant là s’il le fallait encore, la cohérence de l’oligarchie dans son entreprise d’ingénierie sociale d’établissement d’un ordre sous couvert de chaos. « Comme il serait plaisant de gouverner s’il n’y avait pas ce satané peuple français  ! », écrivait Franz-Olivier Giesbert en mars 2016. Infériorisation de l’adversaire, dédain de classe, bienveillance envers tous les groupes minoritaires acteurs de la Grande Dissolution. Giesbert, Elkabbach, Aphatie, Pujadas et consorts sont les nouveaux accusateurs publics, les commissaires politiques de l’ordo libéral. Le soutien au démantèlement du code du travail et la xénophilie galopante dont ils font preuve en sont les manifestations les plus criantes. Plus que jamais nous dévons les boycotter, nous devons réinformer et vous devez diffuser  ! Bonne journée

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Une fin du monde sans importance