Tchao pantin…

Tchao pantin…

Paris Vox – Dorénavant, Paris Vox publiera régulièrement la retranscription écrite de la chronique de commentaire d’actualité d’Arnaud de Robert diffusée dans la Matinale de Radio Libertés. Aujourd’hui, notre chroniqueur revient sur l’annonce de non-candidature de François Hollande…


 

Il n’ira donc pas. Hier soir, seul, défait, recroquevillé, chevrotant, François Hollande a donc annoncé qu’il ne se représenterait pas à la présidence de la République. Mais à sa manière. Sans prévenir personne, dans une annexe de l’Elysée, en costume noir. Son long plaidoyer pour son bilan raisonne de façon paradoxale. Un bilan selon lui positif. Mais un bilan positif, enfin si on y croit vraiment cela se défend devant les électeurs ! Sinon, cela s’appelle un aveu d’échec. A moins que la perspective d’une primaire qui l’aurait probablement laminé à l’instar de son alter ego Sarkozy n’ait joué à plein. En tout cas, le départ de son poulain traitre Macron et les ruades des derniers jours de l’impétueux Valls l’auront sans doute convaincu qu’il était seul, définitivement seul. Sans moi président pourrait-on ironiser.

Le départ de son poulain traitre Macron et les ruades des derniers jours de l’impétueux Valls l’auront sans doute convaincu qu’il était seul, définitivement seul

Seul, ratatiné mais pas mort. On ne meurt du reste presque jamais en politique A sa façon il a lancé ses dernières piques en souhaitant la victoire d’un progressiste, sans soutenir Valls et en laissant planer l’ombre de Macron. Lui le fossoyeur de la gauche française a tenté de jouer le rassembleur par défaut, sa non représentation devant permettre une sorte d’union sacrée. Cela ne manque pas de piquant. Il a aussi tenté de donner à sa déclaration des accents historiques, cherchant sans doute à imité la dignité de fin vie politique de Sarkozy. Raté, même dans cet exercice il est pathétique. Pathétique mais recordman toutes catégories des premières fois.

Premier président de la 5ème République à renoncer à se représenter, premier président de la République à tomber si bas dans les sondages, premier président de la République en termes de hausse du chômage, des impôts. Premier président de la République en matière d’invasion migratoire, faut-il le rappeler. Ce président de toutes les premières fois aura hier soir été pour la première fois normal, c’est-à-dire à peu près lucide sur son sort politique. Cette annonce est d’ailleurs probablement la première action positive de son quinquennat. C’est aussi sa dernière.

Cette annonce est d’ailleurs probablement la première action positive de son quinquennat.

En tout cas, cette séquence politique s’apparente à un grand ménage de printemps. Cela a commencé avec la fessée de Dufflot aux primaires picrocholines des Verts. Et puis il y a eu en deux semaines Sarkozy, Juppé et hier soir Hollande. Salut les artistes, on ne vous regrettera pas, on ne va pas vous pleurer. Vous êtes des symboles de cette France pourrie et malade que nous combattons. Mais il en reste encore un paquet. La place laissée par Hollande offre un boulevard à tous les crevards et bras cassés de la gauche socialiste. Montebourg, Lineman, Hamon bien sûr. Peut-être Taubira, quel cauchemar ! Et probablement dès ce week-end Valls qui trépigne depuis déjà un moment. Valls d’ailleurs qui sort cocu de la déclaration d’Hollande, lui qui apparait comme ayant eu besoin de l’autorisation de papa François pour se présenté. Lui maintenant le seul comptable du bilan gouvernemental. Une chose est sûre, on va se régaler aux primaires socialistes.

La primaire des seconds et troisièmes couteaux ! ! Ce qui est sûr aussi c’est que l’élection présidentielle aura l’allure d’une élection de doublures. Valls et Fillon, deux premiers ministres au long cours de deux présidents déchus. Pour la rupture on repassera. Mais enfin, personne n’est dupe que cette mascarade électorale savamment entretenue par les médias masque mal l’état calamiteux de ce pays étranglé fiscalement, envahi par les vagues immigrés, socialement et économiquement au bord de l’explosion. Oui décidément le nom du feuilleton insipide de France 3 « plus belle la vie » peut s’appliquer à toutes les séquences de cette campagne. Illusion du politique pour espérer la cécité sociale, ethnique et économique. Cela va-t-il suffire ? La grande inconnue dans tout cela reste bien le degré d’abrutissement ou de colère du peuple. A suivre donc. Bonne journée !

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