Punir nos ennemis, honorer nos morts…

Punir nos ennemis, honorer nos morts…

Paris Vox – Dorénavant, Paris Vox publiera régulièrement la retranscription écrite de la chronique de commentaire d’actualité d’Arnaud de Robert diffusée dans la Matinale de Radio Libertés. Aujourd’hui : la réaction du chroniqueur au terrible massacre de Nice.


 

« Mon pays m’a fait mal par ses routes trop pleines,

Par ses enfants jetés sous les aigles de sang,

Par ses soldats tirant dans les déroutes vaines,

Et par le ciel de juin sous le soleil brûlant.

Mon pays m’a fait mal sous les sombres années,

Par les serments jurés que l’on ne tenait pas,

Par son harassement et par sa destinée,

Et par les lourds fardeaux qui pesaient sur ses pas.

Mon pays m’a fait mal par tous ses doubles jeux,

Par l’océan ouvert aux noirs vaisseaux chargés,

Par ses marins tombés pour apaiser les dieux,

Par ses liens tranchés d’un ciseau trop léger.

Mon pays m’a fait mal par tous ses exilés,

Par ses cachots trop pleins, par ses enfants perdus,

Ses prisonniers parqués entre les barbelés,

Et tous ceux qui sont loin et qu’on ne connaît plus.

Mon pays m’a fait mal par ses villes en flammes,

Mal sous ses ennemis et mal sous ses alliés,

Mon pays m’a fait mal dans son corps et son âme,

Sous les carcans de fer dont il était lié.

Mon pays m’a fait mal par toute sa jeunesse

Sous des draps étrangers jetée aux quatre vents,

Perdant son jeune sang pour tenir les promesses

Dont ceux qui les faisaient restaient insouciants,

Mon pays m’a fait mal par ses fosses creusées

Par ses fusils levés à l’épaule des frères,

Et par ceux qui comptaient dans leurs mains méprisées

Le prix des reniements au plus juste salaire.

Mon pays m’a fait mal par ses fables d’esclave,

Par ses bourreaux d’hier et par ceux d’aujourd’hui,

Mon pays m’a fait mal par le sang qui le lave,

Mon pays me fait mal. Quand sera-t-il guéri ?

Si j’ai choisi ce matin ce texte de Robert Brasillach daté du 18 novembre 1944 c’est qu’à quelques détails près, il reste effroyablement valide. Charlie avait surpris, le Bataclan avait sidéré, mais depuis c’est l’écœurement. Ecœurement devant les probables 80 à 100 morts de Nice, dont beaucoup d’enfants. Ecœurement devant cette farce de l’état d’urgence qui n’a d’autres objectifs que le contrôle sourcilleux des militants radicaux de gauche et de droite. Ecœurement devant ces dispositifs militaires et policiers parfaitement inefficaces contre des fanatiques décidés à mourir. Ecœurement devant ce petit homme effacé et creux qui déclare de sa voix chevrotante et depuis son bunker/palais que la France ne cèdera pas alors qu’il devrait déjà être à Nice. Ecœurement devant ce « vivre-ensemble », qui se transforme de plus en plus en cauchemar du « tous contre nous ». Ecœurement de la cécité volontaire, de la complaisance compassionnelle voire du calcul le plus abject de nos oligarchies devant le SEUL et UNIQUE facteur déclenchant de tous ces carnages à savoir l’immigration. Ecœurement de n’être plus surpris par ces tueries, nous qui connaissons le scénario depuis bien trop longtemps.

Mais attention, derrière cet écœurement il ne reste que la colère, la colère qui gronde, monte, sourde et profonde. Une colère sacrée, sainte et sans fond. Il faut se méfier de la colère du peuple. Le sang appelle le sang et l’on n’a jamais vu une révolte, une révolution se terminer par un dîner de gala. Ne pas se tromper d’ennemi surtout, châtier les traîtres d’abord, nos traîtres qui ont rendu cela possible. Punir nos ennemis ensuite. Enfin, honorer et pleurer nos morts.

 

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