Ivres ensemble…

Ivres ensemble…

Paris Vox – Dorénavant, Paris Vox publiera régulièrement la retranscription écrite de la chronique de commentaire d’actualité d’Arnaud de Robert diffusée dans la Matinale de Radio Libertés. Aujourd’hui, notre chroniqueur revient sur l’attentat de Berlin et son traitement médiatique…


Je sais bien que les fêtes de fin d’année, Noël en particulier constituent une période de répit, une sorte de pause dans le flux continue de non-sens, dans le cortège infini des aberrations dont notre époque nous abreuve, mais il ne faut pas nous demander de croire au père Noël non plus. C’est hélas pourtant bien ce qui se produit depuis presque une semaine, depuis l’attentat sanglant de Berlin.

Un véritable rouleau compresseur d’ingénierie sociale est à l’œuvre depuis huit jours. Un monument de mensonges, de demi-vérités, de propagandes croisées qui implique à la fois les politiques, les autorités judiciaires, les services de renseignements, les médias et enfin mais non des moindres, les collabos serviles lilibobos. Et dans quel but ? Simple, d’abord, bien sûr, combattre l’extrême-droooaaate qui pourrait profiter de l’évènement. Ça, c’est la caution morale. Ensuite aussi, nier toutes les évidences, comme celle qui lie immigration et terrorisme, cacher les insondables manquements et erreurs des appareils policiers et de renseignement des pays européens.

Dédouaner également urgemment les politiques de leur incompétence décisionnelle. Maquiller, travestir enfin le réel pour raconter une histoire en capacité de continuer à soutenir l’effroyable « vivre ensemble ».

Dédouaner également urgemment les politiques de leur incompétence décisionnelle. Maquiller, travestir enfin le réel pour raconter une histoire en capacité de continuer à soutenir l’effroyable « vivre ensemble ». En résumé, tout faire pour ne pas tirer le citoyen européen de son grand coma. Pour ce faire plusieurs vecteurs : Le premier bien sûr, passe par un travail de la personnalité du suspect numéro 1 Anis Amri. Sa propre sœur est invitée par les médias à raconter que son gentil frérot buvait, faisait la fête et écoutait de la musique pop. Objectif, le rendre plus proche de nos standards occidentaux du mec cool qui sait faire la fête, empêcher de le penser en ennemi, juste comme un type qui a pété un plomb, fait une bêtise en somme. Le tueur de Nice lui aussi avec une sexualité très épanouie, faisait la fête, buvait et se droguait comme un bon citoyen moyen. Et surtout on évacue le fait qu’un combattant de l’Islam qui a choisi de se sacrifier, un Chahid, est autorisé à transgresser les interdits avant sa mort puisqu’il est déjà mort. Exit aussi le fait qu’aujourd’hui les islamo-racailles ont un comportement hybride, un jour voyou, un jour croyant vertueux et que pour les salafistes cela ne pose aucuns soucis puisque tout sera résolu par la mort sacrificielle. Second vecteur, la famille. On nous la présente en deuil. Oh pas seulement juste en la mentionnant, mais en la photographiant, en la filmant, portrait du défunt dans les mains et larme à l’œil. On est loin de Nuremberg qui condamnait tout l’entourage familial des Nazis, hein ? Là non, on nous impose sur les images des familles de victimes celle de la famille du bourreau, finalement là aussi un mec pas si méchant puisqu’issu d’une famille normale qui pleure. Relativisme, dilution du rapport victime/tueur un peu comme quand une jeune fille est violée par des clandestins pakistanais on nous explique que c’est parce qu’ils ne connaissent pas nos codes sexuels ou pire, que la fille a sûrement eu un comportement provoquant. Mais comme cela ne suffit pas, on pousse plus loin le vice et le mensonge jusqu’à justifier l’impéritie des services européens de sécurité en expliquant que la petite balade d’Emri sur trois pays européens est certes un peu dure à avaler mais que c’est là une conséquence certes un peu fâcheuse mais inexorable de la liberté de circulation des biens et des personnes.

Plus de migrants pour contrecarrer le terrorisme, plus d’immigrés pour lutter contre Daesh, plus d’invasion pour mieux nous suicider.

Et puis enfin, on embraye sur le dégueulis – navré pour le mot, mais c’est le moins sale – des associatifs et alliés objectifs du « vivre ensemble ». On déploie les cœurs qui remplacent les crayons de Paris, on explique que cela ne changera rien à notre mode de vie, que tout va continuer comme avant, on brandit une résistance bisounours, molle et sirupeuse à souhait, facile aussi car elle n’engage à rien d’autre qu’à plier toujours plus bas devant l’autre et l’oligarchie. On fait des chorales avec les migrants aussi, on chante « We are the Wolrd ». On se fait tuer et on en redemande. Plus de migrants pour contrecarrer le terrorisme, plus d’immigrés pour lutter contre Daesh, plus d’invasion pour mieux nous suicider. Mais cela n’est pas grave n’est-ce pas puisque Anis Amri buvait des coups aussi, parfait pour les fêtes de fin d’année, on va pouvoir nous vendre du « ivres ensemble ». La gueule de bois ou le cercueil, voilà le programme. Espérons seulement que ce soit là l’opération d’intox de trop. Allez bonne journée !

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