Bientôt une grande exposition Coluche

Bientôt une grande exposition Coluche

Paris Vox – Le monde politique préfère Coluche, éternel iconoclaste qui le fît trembler le temps de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle, mort que vivant. N’étant plus gênant, on peut lui rendre hommage. C’est ce qu’a décidé de faire la Mairie de Paris au travers d’une grande exposition retraçant la vie et l’œuvre de l’humoriste.


Cette exposition, qui se tiendra du 6 octobre 2016 au 7 janvier 2017 dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris, présentera de nombreux costumes et accessoires de spectacles comme sa salopette, ses instruments de musique ou ses célèbres gants de boxe. Seront également mis à disposition de nombreux enregistrements et de multiples photographies, provenant essentiellement des collections privées de la famille Colluci.
C’est la première exposition consacrée à l’acteur et au comique mort le 19 juin 1986 dans un accident de moto au sommet d’une carrière qui en fait aujourd’hui un monument de l’histoire de l’humour français.
« Michel Colucci, dit Coluche est né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris. Fils de Honorio Colucci, originaire d’un petit village italien de la région de Frosinone, Casalvieri, et de Simone Bouyer, il grandit à Montrouge. Il adopte le pseudonyme « Coluche » à l’âge de 26 ans, au tout début de sa carrière. Revendiquant sa grossièreté mais, selon lui, « sans jamais tomber dans la vulgarité », Coluche donne très tôt un style nouveau et sarcastique par sa liberté d’expression, au music-hall, en s’attaquant notamment aux tabous, puis aux valeurs morales et politiques de la société contemporaine. En 1975, il devient célèbre en parodiant un jeu télévisé : Le Schmilblick. Avant 1976, il occupe des rôles de second plan au cinéma avant de camper des personnages plus centraux puis de tenir le haut de l’affiche durant les années 1980, essentiellement pour des comédies. En 1984, il obtient un César du meilleur acteur pour son rôle dramatique dans Tchao Pantin. Tour à tour provocateur ou agitateur par ses prises de position sociales, il se présente à l’élection présidentielle de 1981 avant de se retirer, victime de menaces de mort. Devenu très populaire et apprécié du public, il fonde en 1985 l’association Les Restos du cœur, relais d’aide aux plus pauvres, quelques mois avant de mourir dans un accident de moto. »