« Nuit debout » : la mairie très indulgente

« Nuit debout » : la mairie très indulgente

Paris Vox – C’est décidé, contrairement à ce qui avait été plus ou moins officieusement annoncé, la mairie de Paris ne portera pas plainte contre X après les dégradations commises Place de la République dans le cadre du mouvement contestataire « Nuit Debout ».
C’est Anne Hidalgo qui a tranché, désavouant au passage son adjointe chargée de la Sécurité, Colombe Brossel (PS), qui avait expliqué aux médias que la plainte « était dans les tuyaux ».
Le maire de Paris a ainsi jugé que les dégradations constatées n’étaient pas suffisamment importantes. Peut-être devrait-elle publier un barème à l’attention des manifestants qui permettrait de distinguer entre « dégradations acceptables » et « dégradations susceptibles d’être poursuivies ». A moins, bien sûr, que ce soit la coloration politique des manifestants qui entre en ligne de compte, davantage que l’étendue des dégâts causés. Mais on n’ose imaginer une telle « discrimination » de la part de la majorité municipale, si sensible aux questions d’égalité.
Après l’évacuation par les forces de l’ordre de la place de la République, le mouvement pourra recommencer dès ce soir, lundi 11 avril, une demande d’autorisation de manifester ayant été déposée auprès de la préfecture.
Débuté au soir de la mobilisation du 31 mars contre le projet de réforme du code du travail, le mouvement « Nuit Debout », qui n’est pas sans évoqué celui des « Veilleurs » de la Manif pour tous, se poursuit et se développe même dans différentes villes de province. Il regroupe une foule composite et bigarrée, dont on peine parfois à saisir la cohérence des revendications comme lorsqu’ils appellent à « l’ouverture des frontières » tout en réclamant « le contrôle des capitaux ».
Huit personnes avaient été interpellées à la suite d’échauffourées et de confrontations avec la police dans la nuit de samedi à dimanche. Ces incidents avaient éclaté alors que plusieurs centaines de jeunes manifestants souhaitaient se rendre au domicile du premier ministre, Manuel Valls.

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