Lagny sur Marne : l’association des musulmans fait de la résistance

Lagny sur Marne : l’association des musulmans fait de la résistance

Paris Vox –L’association des musulmans de Lagny-sur-Marne ne sera pas dissoute. Du moins pour le moment… En effet, grâce à un vice de procédure, la demande de dissolution a été invalidée. Une décision qui bien que temporaire, représente une petite victoire Mohamed Ramdane, le président de cette association cultuelle controversée, soupçonnée d’être un « lieu d’endoctrinement et de radicalisation ». D’ailleurs l’Etat, à l’origine de la procédure, n’entend pas en rester là et l’affaire sera jugée, sur le fond cette fois, par le Conseil d’Etat avant l’été. « De l’acharnement ! » s’insurge Mohammed Ramdane, « j’ai l’impression que le ministère de l’Intérieur veut aller jusqu’au bout, sans tenir compte de nos observations».
Quoi qu’il advienne, une nouvelle association a déjà déposé ses statuts pour représenter les musulmans de Lagny en cas de dissolution de la structure actuelle. Et Mohammed Ramdane est prêt à se mettre en retrait, laissant la charge à d’autre fidèles musulmans de négocier avec les institutions pour obtenir un nouveau lieu de culte, la mosquée ayant été fermée par arrêté préfectoral début décembre 2015.
Rappelons qu’après deux mois et demi d’enquête sur les milieux radicaux de Lagny-sur-Marne, les force de police avaient repéré les activités d’un certain Nabil A., 30 ans, converti, figure de proue des milieux radicaux de la ville. Il s’agissait d’un proche de Mohamed Hammoumi, l’ex sulfureux imam de Lagny connu pour ses prêches antisémites , aujourd’hui installé en Égypte. Or Nabil A. aurait été l’une des chevilles ouvrières de la création de l’Association des musulmans de de Lagny et même être l’un de ses dirigeants de fait, bien que son nom n’apparaisse pas dans les statuts . Ce sont notamment ces éléments qui avaient entraînés la décision de dissoudre l’association, décision prise le 13 janvier dernier en conseil des ministres. Une décision immédiatement contestée par les membres de l’association, s’estimant victimes du fameux « amalgame ».

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