Un membre du « Comité Adama »  accusé de violences sexistes

Un membre du « Comité Adama » accusé de violences sexistes

Paris Vox – Ca chauffe au sein du « Comité Adama », cet organisme lancé pour dénoncer de prétendues « violences policières » dont aurait notamment été victime Adama Traoré, décédé à la suite de son interpellation par les forces de l’ordre. Devenu un véritable lobby « black lives matter », le comité est en effet aujourd’hui secoué par des accusations de violences sexistes que l’organisation aurait couvertes.

Deux militantes accusent en effet Samir Elyes, ancien membre du collectif, de violences physiques et psychologiques. Elles dénoncent son retour au sein de l’association après une brève mise à l’écart.

Selon une enquête de Mediapart publiée ce lundi, un militant historique du comité Adama Traoré, Samir Elyes, aurait eu des comportements violents avec plusieurs femmes entre 2014 et 2019, dont certaines étaient elles-mêmes membres du comité. Mise au courant de ces faits, Assa Traoré – la médiatique égérie du groupe – aurait timidement réagi en expulsant très temporairement le militant mis en cause, avant de le réintégrer. Samir Elyes était ainsi notamment présent sur le parvis du tribunal judiciaire en juin 2020 lors d’une manifestation contre les violences policières.

Contacté par Mediapart, Samir Elyes a reconnu la plupart des violences dont il est accusé, mais minimise les faits, les mettant sur le compte de ses anciennes « addictions ».

Confronté à ces faits de violence, Assa Traoré, aurait expliqué que la « cause » ( de ses frères délinquants embastillés) était prioritaire et qu’il ne fallait pas nuire à l’organisation.

La brute n’étant pas un « blanc » les faits n’étaient donc apparemment pas d’une grande gravité pour ces grands donneurs de leçon de morale « indigéniste ».