Les libertés, principales victimes du Covid 19 ?

Les libertés, principales victimes du Covid 19 ?

Paris Vox (Tribunes) – L’alarmisme du gouvernement et sa gestion à la fois confuse et autoritaire de la crise du Covid 19 ont une nouvelle fois frappé hier soir par la voix du ministre de la santé, Olivier Véran. Au programme : une nouvelle série de restrictions et d’interdictions visant essentiellement le petit commerce et les loisirs des français.

Rassurez-vous, chers lecteurs parisiens, vous pourrez par contre continuer à vous entasser matin et soir dans les transports en commun pour vous rendre sur vos lieux de travail et en revenir  ! Dans ce domaine, pourtant crucial si on croit les appels frénétiques à la «  distanciation  », aucune annonce.  Mais par ailleurs, pour vous délasser à la fin de la journée ne comptez plus sur les salles de sports, les salles de fêtes, ni mêmes les réunions familiales dépassant 10 personnes. Vous pouvez encore –pour le moment – aller grignoter un morceau au resto du coin mais on vous conseille d’oublier l’entrée et de zapper le digestif  car à 22 heures, c’est le couvre-feu  !

Une fois encore on pourra noter l’extrême cohérence du dispositif présenté. Mais ayez confiance, c’est pour votre bien  ! Il ne faudrait pas en effet que le méchant Covid, qui vous a épargné durant votre heure de RER et de métro passée agglutiné à une foule compacte venue d’un peu partout, ne vous fauche impitoyablement alors que vous dégustez un navarin d’agneau attablé avec votre compagne ou que vous assistez au baptême du petit neveu  ! Soyons sérieux, l’heure est grave  !

D’ailleurs tout le personnel politique, dans un bel unanimisme républicain, applaudit chaque nouvelle mesure coercitive. Il n’y a guère que la nouvelle maire de Marseille pour râler un peu, vexée de n’avoir pas été consultée avant que l’on annonce l’assassinat des restaurants et des bars de sa cité… Il est vrai qu’elle n’imaginait sans doute pas que la vengeance anti-Raoult du gouvernement serait si sévère.

Des policiers et gendarmes aussi efficaces et intransigeants face aux récalcitrants au port du masque permanent qu’ils sont discrets et impuissants face aux racailles qui ensanglantent quotidiennement nos existences.

Mais sinon personne ne moufte. Face à une vie de plus en plus réduite au triptyque jadis dénoncé «  Métro, Boulot, Dodo  », face à la destruction volontaire des derniers liens familiaux, face à la disparition programmée du petit commerce et de l’hôtellerie/restauration indépendante (ne vous inquiétez-pas, les multinationales ont déjà les plans de remplacement…), face à la suspension des libertés publiques et privées… rien ne se passe.

Certes, le gouvernement peut compter sur des forces de l’ordre particulièrement zélées pour faire appliquer ses mesures de contrôle sociale, des policiers et gendarmes aussi efficaces et intransigeants face aux récalcitrants au port du masque permanent qu’ils sont discrets et impuissants face aux racailles qui ensanglantent quotidiennement nos existences.

Mais la peur du gendarme n’est pas la seule explication. L’aphasie du peuple français, sa soumission servile, et même parfois enthousiaste, aux injonctions les plus absurdes et les plus contradictoires, doivent nous pousser à nous interroger. Jusqu’où est-on prêt à aller dans l’acceptation d’une infantilisation autoritaire nous privant peu à peu de toute autonomie et de tout droit à faire nos propres choix  par crainte – largement irrationnel lorsque l’on a pas de pathologies ni un âge avancé – pour notre « santé » ? Quel est l’intérêt de  « préserver sa santé »  pour vivre une insipide existence de reclus ? La vie n’est-elle que la survie ? Vit-on uniquement pour ne pas mourir ?

Et par ailleurs, pendant combien de temps et jusqu’à quelle nouvelle aberration, va-t-on avaler et prendre pour argent comptant, sans analyse critique, sans réfutation, les déclarations d’un personnel politique qui a maintes fois fait la démonstration de son indifférence au sort des français voir de son hargneuse hostilité envers ceux-ci (répression des gilets jaunes, organisation de la submersion migratoire, laxisme sécuritaire et judiciaire…)  ?

L’instauration progressive d’une tyrannie sanitaire nous oblige à nous poser ces questions, et surtout à y répondre rapidement, avant qu’il ne soit trop tard.

Xavier Eman