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Sauvetage d’un club gay: les étranges priorités d’Anne Hidalgo

Sauvetage d’un club gay: les étranges priorités d’Anne Hidalgo

Paris Vox – (via Journal Présent) – On a beau être habitué aux frasques du maire de Paris, à ses dépenses inconsidérées et à ses préoccupations très clientélistes, on ne se lasse pas, malgré tout, de s’étonner de ses surprenantes priorités en matière de gestion de la capitale française.

Ainsi, aujourd’hui, la mairie de Paris veut racheter un immeuble entier pour sauver un « dancing gay ». L’urgence et l’importance d’un tel investissement à l’heure où les finances municipales sont plus que jamais dans le rouge n’échapperont bien sûr à personne.

La vente de l’immeuble, situé comme il se doit dans le quartier communautariste du Marais, menacerait en effet de disparation la discothèque Tango, un lieu « historique » (sic) pour la communauté LGBTQI+. Face à un tel péril pour le patrimoine parisien, l’édile socialiste a donc mobilisé son administration et envisage de racheter l’ensemble de l’édifice, pour conserver la discothèque et installer des logements sociaux dans le reste de l’immeuble. Le projet a été présenté et validé en conseil municipal, à l’unanimité moins une voix. Un vote qui fait se demander s’il existe une opposition dans la capitale. Apparemment pas quand il s’agit de flatter l’électorat LGBT pourtant largement acquis au maire socialiste…

Cette décision a en tout cas de quoi réjouir Ariel Weil, le maire PS de Paris Centre (les anciens quatre premiers arrondissements), qui a qualifié le lieu d’amusement homosexuel de « boîte iconique de Paris », rien de moins. Présentant le vœu municipal, il a ensuite ajouté que le Tango faisait partie « des plus anciens dancings de Paris », et « qu’il fait danser toutes les fins de semaine les communautés LGBTQI+ depuis 1997, et s’inscrit dans une occupation conviviale du lieu depuis la fin du XIXe siècle, de guinguette à cabaret, de bal musette à discothèque ». Les contribuables parisiens comprendront bien l’importance de sauver un tel haut lieu de culture et de divertissement !

Dans cette optique, les adjoints du maire PS Anne Hidalgo étudient depuis plusieurs mois le rachat de l’immeuble mais l’émergence « d’un autre projet commercial émis par un marchand de biens » et qui « aurait fait l’objet d’une promesse (de vente) ou serait en voie de l’être », selon Ariel Weil, a incité le groupe socialiste à porter le sujet au Conseil de Paris.

Le projet porté par la majorité de gauche consiste à racheter l’immeuble plutôt que de le préempter (voie rendue complexe par la structure juridique du projet), dans le but de « renforcer le parc de logements sociaux et de garantir la pérennité d’un lieu où la communauté LGBTQI+ peut danser, se rencontrer et créer de nouvelles solidarités ». On s’abstiendra de faire des commentaires sur le genre de « solidarités » se nouant dans un tel endroit et on se contentera de se réjouir d’apprendre que, si la mairie parvient à sauver le lieu, fermé depuis un an en raison de la crise sanitaire du Covid-19, elle souhaite y intégrer la création d’un « espace de solidarité ouvert sur le quartier ». On respire, encore de l’argent public bien et utilement investi. •