Enquête ouverte sur la gestion de Mantes-la-Jolie (78)

Enquête ouverte sur la gestion de Mantes-la-Jolie (78)

Paris Vox – Une enquête a été ouverte après un rapport de la Chambre régionale des comptes pointant du doigt la gestion de la ville.

Dans ce rapport de 120 pages, la Chambre met en exergue notamment des «situations (…) irrégulières», dont la rémunération du directeur général des services de la mairie, comparable à celle réservée aux villes d’au moins 80 000 habitants, alors que Mantes-la-Jolie n’en compte que 44 000. Le rapport conteste aussi la gestion des ressources humaines de la mairie, dont une «prime annuelle fixe de 1100 euros (…) versée aux agents sans aucune base légale».

Contactée par l’AFP, la mairie LR dirigée par Raphaël Cognet a affirmé avoir suivi «toutes les recommandations de la Chambre », et souligné que le rapport faisait également état d’un «désendettement continu».

Pourtant, la Chambre épingle aussi de «multiples frais pris en charge irrégulièrement par la commune», comme des frais de réception à hauteur de 50 000 euros de l’ancien maire Michel Vialay, désormais député LR des Yvelines. La Chambre note également  «d’importants achats de bouteilles de vin». Sur ces frais, M. Vialay a affirmé, sans rire et sans honte, que les sommes engagées l’étaient dans une «logique managériale» et de «team building ».

Dérive maffieuse et collusion islamiste ?

La Chambre s’est aussi intéressée à deux ventes d’immeubles «à la régularité contestable», car réalisées dans des «conditions très favorables», différentes du marché: cinq bâtiments à une école privée musulmane et un local de 704m² à la représentation locale de la Confédération islamique Millî Görüs.

Des membres de la mairie sont aussi visés dans une autre affaire, concernant le marché du Val Fourré, quartier prioritaire où vit près de la moitié de la population. En avril 2019, un employé a été mis en examen et incarcéré pour «extorsion en bande organisée» sur les commerçants du marché. Dans ce dossier du marché du Val Fourré, le premier adjoint au maire, Sidi El Haimer, a été mis en examen en mars dernier pour «subordination de témoin».