Surveillance : la préfecture de Paris se fait rattraper par le Conseil d’Etat

Surveillance : la préfecture de Paris se fait rattraper par le Conseil d’Etat

Paris Vox – La semaine dernière, le Conseil d’Etat a interdit l’usage de drones pour surveiller les manifestations à Paris. Le préfet Didier Lallement avait fait usage de ces engins volants lors des dernières manifestations parisiennes pour décompter et surveiller ces regroupements publics.

L’association, plutôt marqué à gauche, « La Quadrature du Net » avait saisi le Conseil d’Etat s’inquiétant de voir ces drones utilisés à des fins de « police administrative ». Le CE les a finalement suivi et a ainsi interdit leur utilisation (pour le moment), estimant qu’elle devait au préalable être encadrée par un texte de loi.
Ce qui ne devrait pas tarder puisque la polémique « loi sur la sécurité globale » s’y attèle. En effet, l’article 22 de cette proposition de loi prévoit que des images de drone ou d’hélicoptères, prises lors de manifestations, pourront être projetées dans la salle de commandement et conservées pour une durée de trente jours…. Ou plus si une enquête est lancée.

La décision du Conseil d’Etat n’est donc que temporaire. La préfecture de police de Paris pourra reprendre ses activités de surveillance dès que la loi sera votée.