Civitas défend la liberté de culte : rencontre avec Alain Escada

Civitas défend la liberté de culte : rencontre avec Alain Escada

Paris Vox – Rencontre avec Alain Escada, président de Civitas pour faire notamment le point sur l’interdiction de pratiquer le culte décrétée par la nouvelle loi de confinement.

Civitas dépose un référé liberté pour obtenir le droit d’assister aux messes. Pourquoi ?  

Le 30 octobre au matin, Civitas a en effet déposé un référé liberté devant le Conseil d’Etat contre l’interdiction de pratique du culte décidée par le gouvernement et l’article 47 du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020. Le 18 mai 2020, dans le cadre d’une procédure similaire déposée par Civitas et diverses congrégations religieuses dans le contexte du premier déconfinement, le Conseil d’Etat avait bien précisé que la liberté de culte présente le caractère d’une liberté fondamentale qui comporte parmi ses composantes le droit de participer collectivement à des cérémonies, en particulier dans les lieux de culte. La récente décision gouvernementale de prohiber la possibilité pour les catholiques d’assister aux cérémonies religieuses pour une durée indéterminée nie donc gravement l’exercice de la liberté de culte. La question juridique qui se pose est celle de la justification d’une telle atteinte. Notre équipe de juristes a démontré dans le recours déposé par Civitas que la proportionnalité entre la situation sanitaire et les mesures prises n’est pas respectée.  

Tous vos lecteurs le comprendront aisément : la probabilité d’être contaminé par le Covid-19 est évidemment plus importante en se rendant dans un supermarché ou en empruntant les transports en commun qu’en assistant à la Messe dans une église. Civitas n’admet pas cette logique athéiste et matérialiste qui favorise les temples de la consommation – en écrasant au passage le petit commerce local – et stigmatise la pratique religieuse.  

La république prétend agir pour nous préserver d’une épidémie. Sous ce prétexte fallacieux, elle nous demande d’accepter sans broncher d’abandonner pour une durée indéterminée notre pratique religieuse – alors qu’elle est pour tout croyant un devoir devant Dieu –  mais cette même république pratique le culte de Mammon. C’est pour nous tout simplement inacceptable. Nous espérons donc que le Conseil d’Etat nous donnera raison à la suite de l’audience fixée le 5 novembre, tout comme il l’avait déjà fait en mai dernier.    

Plusieurs évêques français semblent dans une démarche similaire. Qu’en pensez-vous ? 

Civitas se réjouit de constater cette fois que des évêques se saisissent de cet enjeu. Le clergé devrait en effet être en première ligne de cette bataille. Tout évêque, tout prêtre, doit avoir pour souci le salut des âmes. Comment assurer ce salut des âmes s’il n’est plus possible d’assister à la Messe et de se nourrir de la sainte hostie ? Par le passé déjà, la république a interdit l’assistance à la Messe. A la suite de la révolution française, le clergé s’est divisé entre prêtres réfractaires qui célébraient des messes clandestines et prêtres jureurs qui courbaient l’échine devant les menaces de la république maçonnique et antichrétienne. D’une certaine façon, le problème se repose aujourd’hui au clergé : servir Dieu et accomplir leur mission sacerdotale en défendant coûte que coûte la Messe ou se soumettre à des directives qui, sous des prétextes hygiénistes, empêchent les hommes d’approcher de leur seul Sauveur.  

D’une façon plus générale quelle est votre analyse autour du Covid-19 ?

Je suis convaincu que nous sommes les témoins d’une extraordinaire opération de manipulation mondiale. Je ne nie pas l’existence du coronavirus mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : la mortalité due à ce virus – toute regrettable qu’elle soit pour les concernés et leurs familles – n’a rien d’exceptionnellement angoissante en comparaison de la mortalité due à la grippe saisonnière. En 1968, la grippe de Hong Kong était particulièrement sévère sans pour autant provoquer le confinement de nos populations ni faire croire qu’aucun retour à la normale ne serait possible sans vaccin.  

En 2020, les médias sont partout et nous assènent matin, midi et soir la même ritournelle anxiogène. Les politiciens ne craignent pas le ridicule de leurs contradictions successives, par exemple sur l’utilité du masque. Ils se soignent eux et leurs proches à l’hydroxychloroquine mais l’interdisent aux Français moyens. Ils décident des mesures tyranniques dont les seuls véritables bénéficiaires sont les représentants de la haute finance que les médias ont le toupet de nous présenter comme des philanthropes. L’affolement au sujet du coronavirus camoufle de gigantesques opérations de spéculation boursière. Le Canard enchaîné, peu suspect d’être un journal complotiste, a signalé comment les familles les plus riches de la planète ont racheté pour un prix ridicule des centaines de milliers d’actions de leurs propres banques et entreprises. A titre d’exemple, les 11 et 12 mars 2020, en plein effondrement boursier, Alexandre et David Rothschild ont racheté à bas prix, directement ou à travers leur holding, 570.000 actions de la banque Rothschild & Co. Et de nombreuses multinationales observent en ce moment avec intérêt les possibilités d’absorber des entreprises en difficulté. Quant à Bill Gates et Big Pharma, ils vont faire des bénéfices colossaux sur les vaccins contre le Covid-19. A l’inverse, les épargnants ont du souci à se faire car la facture ne va plus tarder à tomber.  Tout cela correspond parfaitement au calendrier du Grand Reset de l’économie promu très officiellement par le Forum économique mondial de Davos au début de n’année. Le Nouvel Ordre Mondial n’est pas une histoire d’enfants de chœur.  

Tout cela est difficile à croire ? Souvenez-vous que la principale réussite du Diable est d’être parvenu à faire croire qu’il n’existait pas…