Un patron de bar à chicha racketté pendant plus de 3 ans

Un patron de bar à chicha racketté pendant plus de 3 ans

Paris Vox – Personne n’est à l’abri du racket. Un patron de bar à chicha dans le XIème arrondissement de Paris l’a appris à ses dépens. En effet, en 2016, il fait la rencontre, lors de vacances dans le Sud de la France, d’Enzo, un membre de la communauté du voyage. Ce dernier, sympathique et amical, noue rapidement de très bonnes relations avec le patron de l’établissement parisien. Les deux partagent de nombreuses passions, qu’ils exhibent sur les réseaux sociaux : football, quads, rap ou encore voitures de sport.

Seulement, sous cette apparence amical, se cache un véritable poison. Dès 2017, Enzo révèle son véritable visage. Il menace, harcèle et exige de l’argent auprès de son nouvel «  ami  ». Très rapidement, le patron du bar à chicha cède et commence par donner à Enzo 10 000€ qu’il trouve en s’endettant. Quelques jours plus tard, il lui achète trois voitures (une Audi A1, une Renault Mégane et une Peugeot 308) pour la coquette somme de 120000€. Les dettes s’accumulent et le jeune homme doit inventer des mensonges et même déposer plainte pour usurpation d’identité pour échapper à ses créanciers.

Mais cela ne suffit toujours pas à Enzo. Arrêté au volant d’un de ses nouveaux véhicules, il exige 40000€ euros pour payer les frais d’avocat. Ces demandes d’argent sont accompagnées de menaces de plus en plus violentes  : des balles d’armes à feu sont notamment déposées dans la boite aux lettres de la victime. En février dernier, il est même séquestré par Enzo et son frère et battu. Au total, c’est plus de 300 000€ qui seront siphonnés par les deux frères, membre de la communauté du voyage.

C’est cette séquestration qui aura poussé les forces de l’ordre a enquêter sur cette bande de racketteurs. Enzo était déjà connu des services de police. Ses proches ont rapidement été placés sous surveillance. Une surveillance efficace puisqu’elle a amené à l’arrestation des deux frères de 26 et 21 ans la semaine dernière. Durant leur garde à vue ils nient les faits et affirment même être les victimes d’une machination ourdie par le patron du bar à chicha.