Attaque à Orly : celui qui voulait « mourir pour Allah » n’était pas un terroriste selon je juge

Attaque à Orly : celui qui voulait « mourir pour Allah » n’était pas un terroriste selon je juge

Paris Vox – Les décisions de justice laissent souvent pantois. C’est le cas pour celle rendue par le juge antiterroriste dans l’affaire de l’attaque d’Orly le 18 mats 2017. Celui-ci, après trois ans d’instruction, s’est en effet déclaré « incompétent », arguant que les « motivations réelles de Ziyed Ben Belgacem restent floues ».

Pourtant le jour de l’attaque perpétré à Orly, les choses semblaient claires dans la bouche de l’assaillant puisque ce dernier, qui s’en était pris à une patrouille de l’opération Sentinelle avant d’être abattu, s’était en effet exclamé  : « Posez vos armes, mains sur la tête ! Je suis là pour mourir par Allah. De toutes façons, va y avoir des morts  !  »

Une attaque qui ressemble en tous points à celles prônées par les organisations djihadistes, ce que reconnaît d’ailleurs le juge notant des propos faisant référence à Allah, un mode opératoire et une cible qui correspondent aux autres attentats islamistes. Mais malgré ces constats, le juge préfère aujourd’hui écarter les «  motivations religieuses  » du fait de «  l’absence constatée par son entourage le plus proche de toute pratique religieuse de sa part, et du constat partagé d’une grande violence ainsi que d’une polytoxicomanie. »

Cette décision paraît d’autant plus surprenante qu’on voit mal en quoi le fait d’être violent et drogué serait incompatible avec celui d’être un terroriste, bien au contraire même…

Cherche-t-on encore une fois a écarter la problématique «  islamiste  » pour nous rejouer l’air trop connu du «  déséquilibré  » ayant agi de façon «  délirante  » et sans motif politique ou religieux  ? On peut être tenté de le penser…

Dans son ordonnance du 24 mars, le juge antiterroriste constate donc que « les investigations n’ont pas permis d’établir les motifs précis du passage à l’acte de Ziyed Ben Belgacem, du fait de son décès » mais note « qu’il a agi seul ». Les deux supposés «  complices  » mis en examen, dont l’un avait remis un pistolet à grenaille à Ziyed, devraient donc bénéficier d’un non-lieu.