AN : un amendement LREM veut  amalgamer antisionisme et antisémitisme

AN : un amendement LREM veut amalgamer antisionisme et antisémitisme

Paris Vox – La critique de l’état d’Israël bientôt criminalisée  ? Si l’amendement déposée par un député LREM en ce sens n’est pour l’instant pas « contraignant », il introduit une nouvelle définition, toujours plus vaste, de l’antisémitisme qui permet d’y intégrer l’antisionisme.

L’Assemblée nationale examinera en effet  le 3 décembre une proposition de résolution initiée par LREM pour une « meilleure définition et une reconnaissance de l’antisémitisme », texte qui était initialement programmé au printemps.

La conférence des présidents de l’Assemblée nationale, qui réunit notamment les chefs de file des groupes politiques et le ministre des Relations avec le Parlement autour de Richard Ferrand, a acté l’inscription de ce texte, qui est, pour le moment, sans valeur contraignante.

Cette proposition fait polémique d’une part, certains parlementaires ayant demandé d’inclure au texte la lutte contre toutes les discriminations, pour éviter toute «hiérarchie».

Ce texte prétend faire face à  «une résurgence de l’antisémitisme,  sous de nouvelles formes qui avancent masquées » selon son promoteur, Sylvain Maillard, élu LREM de Paris.

Afin d’étendre la notion d’antisémitisme, il propose de reprendre la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste qui veut que «l’antisémitisme est une certaine perception des juifs qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs ou non et/ou leurs biens, des institutions communautaires et des lieux de culte».

Si cette résolution n’est pas contraignante, le gouvernement est néanmoins invité à diffuser cette définition extensive « auprès des services éducatifs, répressifs et judiciaires ».

Avec cette nouvelle formulation, toute expression « d’antisionisme » pourra être désormais qualifiée « d’antisémite », réduisant encore un peu plus la liberté d’expression déjà très encadrée sur le sujet.

«En adoptant notre proposition de résolution, en désignant l’antisionisme comme une des formes modernes de l’antisémitisme, je crois que nous pourrons lutter plus efficacement contre le nouvel antisémitisme du XXIe siècle, qui n’ose plus dire son nom, mais qui a toujours comme unique origine la haine des juifs»,  ainsi expliqué le député qui, en février dernier, avait accusé le Rassemblement National ainsi que la France Insoumise de «porter en eux-mêmes des racines antisémites très claires».

Fermer le menu

Chroniques
Une fin du monde sans importance