« Oser la droite » sans se griller avec « En Marche » ?

« Oser la droite » sans se griller avec « En Marche » ?

Paris Vox (Tribunes) – Les élections interne des Républicains et particulièrement la ligne « Oser la droite » de Julien Aubert inspirent Jean Ernice.

J’ai déjà écrit que le seul conservatisme des Républicains concernait leurs places et leurs émoluments. Cette phrase m’a été reprochée par des amis. Certes, des élus LR de terrain efficaces, il y en a. Il n’est pas question de remettre en cause ce fait. De même qu’il existe des villes gérées sainement par des gens sans étiquettes ou PS. Mais l’actualité du moment c’est que les Républicains se cherchent un nouveau président.

Plusieurs candidats sont montés au créneau, dont le « ténor » Christian Jacob. Le détail des propositions des différents candidats ne m’intéresse qu’assez peu. Une fois de retour au pouvoir, ils se plieront aux injonctions du marché comme cela a toujours été le cas… Les Républicains se réclament descendants idéologique du gaullisme. Dans les faits, ils semblent pourtant plus proche d’un enfant illégitime de Mitterrand et Giscard. La « droite » d’aujourd’hui d’un point du vue sociétal c’est la gauche d’il y à dix ans. La différence entre LR et LREM est également difficile à déterminer, notamment économiquement.

Une candidature m’a plus particulièrement attiré, celle de Julien Aubert. Ce quarantenaire souhaite incarner une « droite qui ose ». Pourtant à la lecture du nom de ses premiers soutiens j’ai vite déchanté.

Parmi ces soutiens en effet, on trouve notamment Claude Goasguen fraichement débouté par Benjamin Griveaux dans une tentative d’alliance avec « En Marche » pour battre Hidalgo… Ce n’est plus Oser la droite, c’est le magicien d’Oz !

Je savais bien qu’Aubert n’allait pas promettre une union avec Marion Maréchal (à quoi bon d’ailleurs) sans quoi il serait illico presto rappelé à l’ordre. Mais voir qu’il est parrainé par quelqu’un qui est prêt à s’allier avec « En Marche » ne me semble pas un bon indicateur. En somme, certains veulent « Oser la droite » mais en gardant le frein à main.

Jean Ernice

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