Homophobie en Tchétchénie, un « kiss-in » à Paris

Homophobie en Tchétchénie, un « kiss-in » à Paris

Paris Vox – A l’initiative d’Amnesty International, un « Kiss-In » est organisé à Paris vendredi 17 mai pour dénoncer la répression que subissent les homosexuels en Tchétchénie.

Sur Facebook, l’association Amnesty International appelle à se rassembler devant l’Ambassade de la Russie vendredi 17 mai pour un « kiss-in » contre l’homophobie ayant cours en Tchétchénie.

Le message d’Amnesty International

Le vendredi 17 mai sera la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie.

Nous organisons à cette occasion un Kiss-in LGBTI géant en soutien aux personnes LGBTI de Tchétchénie victimes de persécutions et de torture à cause de leur orientation sexuelle ou identité de genre.

Depuis décembre 2018, une quarantaine de personnes ont été arrêtées et torturées, deux ont perdu la vie.

Ces violences font écho aux événements de 2017, quand plus d’une centaine de personnes perçues comme étant homosexuelles avaient été enlevées et torturées en Tchétchénie dans le cadre d’une campagne coordonnée par les autorités locales.

Ce qu’Amnesty ne précise pas

L’association a pars ailleurs lancé une pétition destinée à Vladimir Poutine. La Tchétchénie est une république dépendante de la fédération de Russie. L’état Tchétchène est pourtant bien différent de la Russie. Ramzan Kadyrov, l’homme fort du régime, est partisan d’un islam rigoriste. Le Monde Diplomatique rappelle ainsi qu’en janvier 2015 alors que millions de personnes pleuraient Charlie en France, « 800 000 musulmans venus de tout le Caucase du Nord participent à Grozny, capitale de la Tchétchénie, à un rassemblement contre la caricature du Prophète qui a fait la « une » du « numéro des survivants », le 14 janvier. » 

A la lumière de ce contexte on saisit mieux l’essence de cet état et de sa politique… L’Islam politique est rarement compatible avec l’homosexualité, comme on peut s’en rendre compte en Arabie Saoudite ou dans le Sultanat de Brunei…

Fermer le menu