Halloween : « Purge » ou délinquance quotidienne ?

Halloween : « Purge » ou délinquance quotidienne ?

Paris Vox – « La Purge » était l’emballement médiatique de ces derniers jours.  Maintenant que la soirée d’Halloween est passée, quel bilan peut-on tirer ?


Inspiré du film hollywoodien, American Nightmare, “une purge” était annoncée sur les réseaux sociaux. Il faut comprendre par là un maximum d’agressions et d’exactions à caractère gratuit, notamment contre les forces de l’ordre.

En Île-de-France, le bilan de la soirée n’est pas encore dressé. La presse fait état de caillassages de policiers à Vigneux-sur-Seine. A Montgeron, c’est une épicerie qui a été braquée. Deux des auteurs ont été interpellés rapidement par les forces de l’ordre. À Étampes, un magasin de sport a été dévalisé par une vingtaine d’individus masqués.

Des voitures ont brûlé un peu partout dans les cités d’Île-de-France. Les vidéos se multiplient sur les réseaux sociaux, montrant des feux de voiture ou de policiers piégés.

Une « purge » vraiment ?

Au vu des actes de délinquance commis lors de cette soirée peux-t-on voir ici un effet “purge” ?

Pas forcément, il n’existe plus un moment de fête collective qui ne soit plus l’occasion de pareils actes. Toute fête devient l’occasion de diverses incivilité pouvant aller jusqu’à l’émeute urbaine.

On peut citer plusieurs exemples :

  • Le nouvel an et son ballet de voitures brûlées
  • La fête de la musique tourne régulièrement au pugilat
  • Les petits pétards allumés le 14 juillet ont depuis longtemps été remplacés par les tirs de mortier dans certaines
  • La victoire au mondial de football a été l’occasion d’agressions, de vol, et de scène d’émeutes.

La Dépêche rappelle ce chiffre sans appel : en 2016, ce sont 44 600 véhicules en France qui ont été incendiés. Ce qui nous fait une moyenne de 128 voitures qui brûlent tous les jours. Il y a certainement une part d’arnaques à l’assurance dans le lot mais cela ne représente pas la majorité.

Il y a surtout la preuve que “la purge” devient en fait une réalité quotidienne. Le “face à face” tant craint par Gérard Collomb aurait-il déjà commencé ?

 

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