Paris Vox était… au concert de U2

Paris Vox était… au concert de U2

Paris Vox – C’était une des grandes actualités culturelles de la semaine dernière. U2, le groupe de rock irlandais mondialement connu, proposait quatre concerts à l’Accor Hotel Arena de Bercy… Quatre dates pour lesquelles les places s’étaient envolées en un temps record.


C’est donc dans une salle pleine à craquer, remplie de plus de 15 000 fans, que nous pénétrons. Le public est, à ce moment là, assez calme. De chaque côté de la fosse, on trouve deux scènes, reliées entre elles par une longue passerelle dont les hautes rambardes sont en réalité des écrans, en partie translucide.

Tout d’un coup, la lumière de la salle s’éteint et les écrans de la passerelle s’allument. On y voit des images de la deuxième guerre mondiale qui se succèdent. Puis le visage de Charlie Chaplin, tiré de son film Le Dictateur apparaît. Et alors qu’on entend le monologue du dictateur incarné par le plus célèbre des acteurs muets, la guitare, la basse et la batterie se mettent en marche. Par un subtil jeu technologique et de lumière, les 4 membres du groupe dublinois apparaissent sur la passerelle.

U2
Morceaux mythiques alternent avec prêchi-prêcha politiquement correct

Va s’en suivre une première heure de concert où Bono et ses compères vont enchainer les chansons avec leur qualité habituelle et un public qui s’enflamme au fur et à mesure. Le groupe alterne les morceaux de son dernier opus avec ses grands classiques comme Sunday Bloody Sunday ou encore Vertigo. Aidé par une scénographie incroyable où la passerelle et ses écrans sont régulièrement utilisés avec beaucoup de justesse et d’effet sur le public.

La deuxième partie du concert va être ponctuée par les prises de parole « engagées » du chanteur Bono. Toutes les causes politiquement correct vont ainsi se succéder : la lutte contre le retour des fascismes en Europe (à grands renforts d’image de manifestations de droites nationales européennes), un plaidoyer pour l’accueil des clandestins, une invitation lancée aux femmes pour prendre le pouvoir ou encore un cri pour mieux inclure les LGBT. Enfin, la dernière chanson est chantée alors qu’un immense drapeau européen est hissé dans la salle. Des interventions longues et conformistes qui viennent casser le rythme d’un spectacle jusqu’alors plutôt très réussi. Et qui auront laissé froid toute une partie du public de l’AccorHotel Arena…

U2
Une mise en scène redoutablement efficace.