La Vendée militaire au Grand Rex !

La Vendée militaire au Grand Rex !

Paris Vox – Hier soir, Patrick Buisson et la Chaine Histoire présentaient leur dernière production dans un grand cinéma parisien, le mythique Grand Rex. Le film « Les Manants du Roi » (titre d’un ouvrage de Jean de la Varende) revient sur les guerres en Vendée durant les années 1793-1796, retraçant l’une des plus grandes tragédies de l’histoire de France, une période longtemps occultée dont la République ne pouvait s’enorgueillir.


Mais le temps et les historiens auront pu dépasser les clivages idéologiques. Ce documentaire réalisé par Guillaume Laidet se veut d’ailleurs le reflet d’une vérité brute, sans concession. Il est porté par d’excellents acteurs, imprégnés par leur personnage. L’effet est garanti, la plongée assurée par des textes collant au plus proche d’une émotion tendue par un rythme soutenu et des images de films ou de la Cinéscénie du Puy du Fou pour le visuel.

Patrick Buisson, comme à son habitude, nous accueille personnellement à l’entrée de la grande salle, accompagné une fois n’est pas coutume par le célèbre Chœur Montjoie Saint Denis. Les plus célèbres chants vendéens sont repris, ceux des veillées scoutes, et la présence du Père Argouarc’h n’est pas anodine. Nous retrouverons également des figures fidèles à ce rendez-vous, l’éditeur Jean Picollec, l’écrivain Romaric Sangars ou encore le journaliste de Valeurs Actuelles Laurent Dandrieu. La salle, que l’on annonce complète (plus de 2500 personnes), ressemble à un décor de théâtre. Les sièges profonds, en cuir, y sont très confortables et tant mieux, l’assistance étant assez âgée dans son ensemble ! Un public que l’on soupçonne cultivé, typique de ce genre de rendez-vous, attend l’introduction de Patrick Buisson. Toujours aussi brillant, celui-ci revient sur la genèse du documentaire qu’il qualifie de docu-drame. Après les habituels remerciements, place à la polémique. L’historiographie n’a-t-elle pas cherché à ensevelir le souvenir par le déni ? L’histoire n’est-elle pas trop souvent une conspiration contre la vérité ? Ce documentaire se veut œuvre de pédagogie : pas une date, une citation qui ne renvoie à des faits réels. C’est la victoire des vaincus (entre 150.000 et 190.000 morts) face au négationnisme, au crime de guerre, au génocide qui ne veut pas dire son nom. Un plan d’extermination concerté au sommet de l’Etat républicain ou la volonté d’une minorité despotique et bourgeoise, illuminée et fanatique ?

De cette première guerre populaire, Patrick Buisson désire nous rappeler, en conclusion de son propos, que la soumission n’est jamais une fatalité.

La projection sera suivie d’un coquetel bienvenu.

Le Choeur Montjoie accueille les spectateurs dans le hall du Grand Rex.