Et si rien n’avait changé à Aubervilliers pour la communauté asiatique après le meurtre de Zhang Chaolin ?

Et si rien n’avait changé à Aubervilliers pour la communauté asiatique après le meurtre de Zhang Chaolin ?

Paris Vox – Ce commerçant d’origine chinoise avait été agressé en août 2016 par 3 personnes d’origine extra-européenne qui en voulait à sa sacoche qu’elles pensaient remplie d’argent liquide. Il décèdera 5 jours plus tard des suites de ses blessures à l’hôpital. Sa sacoche contenait en réalité des cigarettes et une paire de lunettes de soleil.


Après un premier procès concernant le plus jeune des accusés, 15 ans au moment des faits, au tribunal pour enfant l’année dernière, s’ouvre aujourd’hui  le procès des deux autres accusés. Ils encourent la prison à perpétuité pour violences volontaires ayant entrainé la mort avec racisme comme facteur aggravant.

Mais sur place, à Aubervilliers, rien ne semble avoir changé. C’est en tout cas ce que montre un reportage publié par le Figaro ce jour.  Selon des commerçants du Fashion center plus grand centre commercial d’Europe ou travaillait Zhang Shaolin : « Tout le monde s’est fait agressé au moins une fois ». Une commerçante raconte même qu’au feu rouge, quelqu’un a cassé la vitre passagère et pris son sac à main posée sur le siège. Les employés s’organisent même pour que personne ne rentre tous seul le soir, et privilégient les covoiturages aux transports en commun grâce à WeChat application de communication très prisée des asiatiques en général.

Car les promesses de renforcement de la sécurité ne portent pas leurs fruits. La Mairie a installé 20 caméras de surveillance supplémentaires sur le territoire de la commune et a engagé 60 agents des forces de l’ordre depuis deux ans. Un écran de fumée dénoncé par les syndicats de police via Grégory Goupil  : « Une soixantaine d’agents en plus mais pour combien de départs ? ». Car plus que de l’augmentation des effectifs, le recrutement aurait à peine couverts les départs d’agents.

Les velléités de départs sont donc  nombreuses dans la communauté asiatique ciblée par ses attaques à répétitions. De plus, souvent, ils ne vont pas porter plainte car ils n’ont pas confiance dans la police et que beaucoup ne parlent pas ou très mal le français. Enfin même si ils veulent déménager les prix de l’immobilier font qu’ils restent dans ces quartiers.

Malgré donc la mobilisation de la communauté asiatique et les remous qu’a suscité cette affaire, dans les faits, il ne se passe pas grand-chose. Jusqu’au prochain mort ?

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