Manifestation devant le siège du parti présidentiel : des éboueurs accusés de « vol »

Manifestation devant le siège du parti présidentiel : des éboueurs accusés de « vol »

Paris Vox – Une manifestation non déclarée a eu lieu ce matin, jeudi 25 mai, à Paris rue Saint Anne devant et dans les locaux du parti La République en Marche. Elle a était mené dpar différents corps de métier : cheminot bien sûr mais aussi éboueurs, énergéticiens…


Selon le secrétaire général de la CGT Services publics, Baptiste Talbot, les manifestants ont réussi à des coupures d’eau et d’électricité afin de paralyser le siège du parti d’Emmanuel Macron. D’ailleurs, selon la CGT qui coordonnait cette action, d’autres actions de ce type devraient se poursuivre dans Paris tout la journée de vendredi. En effet la CGT a décidé d’être le fer de lance de la contestation et de la lutte contre le démantèlement des services publics.

Mais en plus de l’envahissement des locaux, il était prévu qu’un camion poubelles des éboueurs de Paris vide son contenu devant le siège du parti. Mais ce camion a été intercepté avant par les forces de l’ordre. Et la source policière, citée par l’AFP qui nous rapporte cette nouvelle utilise, un vocabulaire surprenant. En effet elle déclare que le camion a été « volé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, porte de Saint-Ouen ».

Cette terminologie peut paraître tout à fait excessive et même déplacée, les deux éboueurs mis en cause n’ayant nullement l’intention de s’accaparer le véhicule (bien peu discret) à des fins personnelles et « définitives ». Ce n’est pas pour le revendre, pour l’utiliser ou pour s’enrichir personnellement que les deux éboueurs ont utilisé leur camion de service mais pour réaliser une action de protestation syndicale. Bien sûr le fait de détourner un camion poubelles hors de sa tournée habituelle est répréhensible mais les mots sont volontairement mal employés, dans le but de « criminaliser » l’opposition et la contestation des lois Macron.

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