Agenda des sorties culturelles : ce qu’il ne faut pas manquer cette semaine !

Agenda des sorties culturelles : ce qu’il ne faut pas manquer cette semaine !

Paris Vox – Afin de vous aider à faire le tri dans l’imposante offre culturelle de Paris et de l’Ile de France pour vos sorties à venir, nous vous proposons chaque semaine un petit récapitulatif des incontournables !


Cette semaine : Lumières, Enfers et fantômes, Symbolisme balte et BnF

  1. Enfers et fantômes d’Asie @Musée du quai Branly Jacques Chirac

Plongée dans le monde des esprits, de l’épouvante et des créatures fantastiques : l’exposition s’empare des histoires de fantômes en Asie. À travers l’art religieux, le théâtre, le cinéma, la création contemporaine ou le manga, un parcours aux frontières du réel. Des peintures bouddhiques au J-Horror, des estampes d’Hokusai à Pac-Man, du culte des esprits en Thaïlande au manga d’horreur, la figure du fantôme hante l’imaginaire asiatique depuis des siècles. En Chine, en Thaïlande ou au Japon – terrains d’étude de l’exposition – l’engouement populaire pour l’épouvante est bien réel, imprégnant une grande diversité des productions culturelles. Esprits errants de la forêt, femmes-chats vengeresses, revenants des enfers affamés (« walking dead »), vampires sauteurs ou yokaïs (créatures fantastiques du folklore japonais) : leurs apparitions sont multiples et se jouent des époques et des supports artistiques. Pour mieux en saisir les codes, Enfers et fantômes d’Asie propose d’explorer leur omniprésence dans les arts du spectacle, le cinéma et la bande dessinée. Car si le bouddhisme a contribué à la construction de cet imaginaire – en supposant une attente des âmes entre deux réincarnations –, c’est bien en marge de la religion, dans l’art populaire et profane, que la représentation des spectres s’est surtout développée.

  1. Âmes sauvages, Le symbolisme dans les pays baltes @Musée d’Orsay

Les pays baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie, se sont constitués en états indépendants peu après la fin de la première Guerre mondiale. Pour célébrer ce centenaire, cette exposition invite à découvrir le symbolisme balte, des années 1890 aux années 1920-1930. Le symbolisme européen et l’émancipation de la conscience qu’il véhicule sont indissociables dans les pays baltes de leur indépendance. L’exposition retrace les jeux d’influences et de résistances à travers lesquels les artistes ont forgé un langage propre à leur univers. En ayant recours aux éléments de la culture populaire, du folklore et des légendes locales, ainsi qu’à la singularité de leurs paysages, ils font émerger un art d’une réelle originalité. Si l’on excepte le Lituanien Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, peintre et compositeur mondialement célèbre, la plupart des artistes sont remis en lumière pour la première fois hors de leur pays.

  1. La BnF, portrait d’un projet 1988–1998 @Bibliothèque Nationale de France – François Mitterrand

Pour célébrer les 20 ans de son ouverture complète au public, la BnF présente une grande exposition, conçue par l’architecte lui-même, consacrée à ce bâtiment emblématique. Le 14 juillet 1988, le Président de la République François Mitterrand appelle de ses vœux la création d’une « très grande bibliothèque ». En 1989, à l’issue d’un concours international, l’architecte Dominique Perrault est désigné lauréat. La construction de la BnF I François-Mitterrand parachève la politique des Grands travaux menée durant deux septennats.

Pour célébrer les 20 ans de son ouverture complète au public, la BnF présente une grande exposition, conçue par l’architecte lui-même, consacrée à ce bâtiment emblématique. Selon une mise en abyme inédite, celle-ci retrace le processus de création de ce projet marqué par des débats intenses et fertiles, par l’engagement de nombreux partenaires et par de multiples expérimentations jalonnant sa conception et sa réalisation. Tout en écho aux éléments architecturaux spécifiques de la BnF et à son mobilier, la scénographie originale invite le visiteur à traverser les séquences thématiques qui couvrent l’ensemble du projet. Croquis, plans, maquettes et films, issus des archives de l’architecte et de différentes collections publiques, portent un regard nouveau sur l’histoire de la BnF I François-Mitterrand, l’un des bâtiments publics contemporains les plus importants de France.

  1. Exposition immersive @l’Atelier des Lumières

Dans la grande Hall sera projeté en continu un cycle d’expositions numériques alternant un programme long, consacré aux grandes figures de l’histoire de l’art, et un programme court, plus contemporain. Pour l’ouverture de l’Atelier des Lumières , le programme long sera consacré à Gustav Klimt et Egon Schiele. Pendant une trentaine de minutes, le visiteur sera en immersion dans l’oeuvre de ces figures indissociables de la Sécession viennoise du XIXe siècle. Le programme courtsera dédié à un autre artiste illustrant la créativité viennoise : Friedensreich Hundertwasser (1928-2000), héritier de la Sécession. Dans une explosion de couleurs, l’Atelier des Lumières entend ainsi créer un pont entre les époques et propose un voyage visuel et musical dans la création passée et présente.