Le problème des décharges sauvages continue de s’étendre en Ile de France.

Le problème des décharges sauvages continue de s’étendre en Ile de France.

Paris Vox – Le long des principaux axes routiers, ou dans la campagne, il est certain que nos lecteurs eux-aussi se sont rendus compte de la multiplication de ces dépôts sauvages d’ordures, parfois d’habits, de gravats de travaux ou bien encore d’appareils électroménager hors services.


Il y a encore quelques dizaines d’années les terrains en question étaient cultivés et nourrissaient Paris selon la mémoire des anciens habitants de l’ile de France. Aujourd’hui ces terres en friche sont des décharges à ciel ouvert. La plus connue est celle de Carrières sous Poissy dans les Yvelines. Sur plus de 330 hectares ce sont presque 7000 tonnes de déchets accumulés qui polluent le sol, l’eau et le paysage. Ancien campement rom jusqu’en 2017, cette parcelle n’a jamais été nettoyée après le départ des occupants illégaux et les dépôts sauvages s’accumulent. Sur ce cas précis une plainte contre X a été déposée et une pétition a été lancée pour que les collectivités locales et l’état prennent en main le dossier.

Malgré les actions d’associations depuis les années 1990, le fléau des dépôts sauvages s’est répandu. Ces associations pointent particulièrement la responsabilité des entreprises du bâtiment dans ce phénomène. En effet matériaux d’isolation, résidu de plâtre ou de peinture ou encore amiante sont souvent présents dans les décharges sauvages. En cause le prix pour les professionnels d’une décharge légale : jusqu’à 500 euros/tonne et beaucoup plus pour les matières dangereuses comme l’amiante. A cause de la pluie et de la dégradation naturelle des déchets, les sols et les nappes phréatiques sont saturés de métaux lourds et autres polluants.

Il existe donc un vrai «  business » organisé des décharges illégales qui rapportent énormément à leur « gestionnaires ». Cependant, pour être condamné il faut que la police retrouve une preuve de l’origine des déchets dans le dépôt : chose quasiment impossible car les gens ne laissent évidemment aucune information après un dépôt sauvage. Pour les professionnels, avec le nombre de sous-traitants dans le bâtiment, il est  encore plus difficile de condamner le responsable, tout le monde se renvoyant la balle.

Problème donc complexe, et grave en terme de pollution, pour lequel les solutions peinent à apparaître. Prise de conscience écologique  ? Meilleure politique tarifaire des décharges légales  ? Sanctions plus lourdes et « exemplaires » pour les contrevenants  ? C’est  dans doute toutes ces pistes qu’il convient d’explorer parallèlement…

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