L’existentialisme est un humanisme

L’existentialisme est un humanisme

Paris Vox – Après-guerre, la littérature à Paris, c’est l’existentialisme germano-pratin. Les gens-de-lettres épuisés par 3 jours de tontes héroïques se jettent dans les bras de Sartre et de Beauvoir. P.-A. Cousteau, condamné à mort pour s’être avoir collaboré avec l’occupant nazi pour lutter contre Staline, découvre Beauvoir dans sa cellule de Fresnes.


« Je viens de lire un roman « existentialiste » écrit par la propre femme de l’héroïque M. J.-P. Sartre. Ou plutôt j’en ai lu 200 pages et je n’ai pu aller jusqu’à la 400e et dernière. Comment qu’ils sont ces messieurs-dames des Lettres de la Résistance ! Coucherai-je ? Ne coucherai-je pas ? Coucherai-je complètement ou un petit peu ? Ou sur les bords ? Ça ne te fait rien, surtout, ma chérie, que je couche avec ta petite copine ? Si ça te fait quelque chose, n’hésite pas à me le dire. Moi tu sais ça ne m’amuse pas. Mais la pauvre enfant ça l’aidera à se « réaliser ». Et si ça te permet de te « réaliser » tu peux, toi aussi, coucher avec elle. Car le tout est de se « réaliser ». Et pour se « réaliser », il faut coucher en long, en large et en travers, à pied, à cheval et en voiture, dans le métro et sur la tour Eiffel. Etc. Etc. Un pays qui fusille Brasillach et qui met au pinacle une pareille littérature est assuré des plus glorieuses destinées. En somme tout va bien. »

P.-A. Cousteau, Intra Muros, Via Romana 2018, p. 72.

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