La plus grande ferme maraîchère de la capitale ouvrira fin 2019 sur les toits de Paris

La plus grande ferme maraîchère de la capitale ouvrira fin 2019 sur les toits de Paris

Paris Vox – La start-up Cultivate a été choisie pour créer la plus grande ferme maraîchère parisienne à la porte de la Chapelle (18e), sur le modèle du guerrilla-gardening.


Portée par les opérations Parisculteurs 1 et 2, lancées à partir de 2016 et suivant le mouvement du guerrilla-gardening – mouvement écologiste visant à occuper les endroits abandonnés, publics ou privés, en y mettant en place des récoltes –, la métamorphose des toits de la capitale en lieux de culture agricole devient une réalité de plus en plus visible, puisque 74 sites sont concernés à Paris.

Dans cette optique, la plus grande ferme urbaine de la capitale s’installera sur l’immense toit-terrasse de la halle du futur quartier Chapelle International (XVIIIe), actuellement une friche ferroviaire de 7 ha.

Pénélope Komitès, l’adjointe au maire chargée des espaces verts, de la nature et de la biodiversité, dévoilera ce lundi le nom du lauréat de l’appel à projets : la société Cultivate, qui porte le projet « Mushroof » de ferme maraîchère sur les 7 000 m2 de toiture. Premières récoltes prévues au troisième trimestre 2019. Aménagé sur deux niveaux, agrémenté d’une allée de plus de 1 000 m2 qui sera accessible au public, le site, construit autour d’une serre hydroponique, disposera d’un espace de permaculture, d’un lieu d’animation, et d’un autre réservé à la restauration.

Salades, plantes aromatiques, fleurs comestibles… Mushroof sera, à terme, à la tête de 52 t de production annuelle, dont 25 000 kg de salades, et créera 10 emplois. « Le projet a également séduit le jury parce que les produits seront essentiellement distribués par Franprix, dans le XVIIIe arrondissement, détaille Pénélope Komitès. Les Parisiens pourront trouver une production locale, dans leur magasin de proximité. A l’image des champignons proposés par la Caverne, la ferme souterraine bio de la rue Raymond-Queneau (XVIIIe). C’est un formidable exemple de circuit court, qui est, en plus, créateur d’emplois ».

Des toits de l’Opéra Bastille (XIIe), au mur végétal de la rue de Crimée (XIXe), l’agriculture urbaine est en plein boom. En 2020, salades, tomates, aubergines et haricots s’épanouiront sur 30 ha de la capitale.

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