Des féministes ne veulent pas « pénaliser » le harcèlement de rue

Des féministes ne veulent pas « pénaliser » le harcèlement de rue

Paris Vox – Incroyable mais vrai, certaines prétendues « féministes » s’opposent à la pénalisation du « harcèlement de rue », phénomène en pleine expansion et notamment dénoncé dans le quartier de la Chapelle à Paris. Raison de cette étonnante prise de position  ? Une telle « pénalisation » serait « discriminante » car elle viserait des lieux essentiellement fréquentés par des populations « socialement et racialement stigmatisées ».


C’est, sans surprise, dans les colonnes du journal Libération qu’un aréopage de « personnalités » ont signé une tribune allant dans ce sens.

« Pourquoi créer une infraction spécifique quand il suffirait de former les acteurs de terrain pour les amener à changer leurs pratiques ? » s’interrogent naïvement les signataires avant de proposer comme solution à la multiplication des agressions et insultes  : « développer la formation des personnels de police, des juges et des avocats pour expliquer les rouages des violences sexuelles et le continuum existant entre toutes ces formes de violence, dans tous les espaces sociaux. »

On a connu les « féministes » moins indulgentes vis-à-vis des comportements « machistes » et « insultants» vis à vis des femmes… Seulement voilà, cette fois les coupables le plus fréquemment impliqués dans ces faits de harcèlement ne sont pas des « beaufs français porteurs d’une vision patriarcale de la société » mais essentiellement des membres des « minorités migrantes », donc, pour les rédacteurs de cette tribune, des victimes innocentes par nature, toujours excusables.

Ces féministes et « chercheurs sur les violences sexistes » s’opposent donc de ce fait à la pénalisation car elle vise « la rue, donc les populations qui l’occupent, lesquelles appartiennent souvent aux fractions paupérisées et racisées » et « maintient dans l’ombre celles qui, commises dans les beaux quartiers et les grandes entreprises, restent légitimes et irrépréhensibles. »

Au nom d’un égalitarisme anti-discriminatoire poussé jusqu’au grotesque, les femmes du quartier Pajol-La Chapelle, comme de tant d’autres quartiers, pourront continuer à avoir peur de sortir dans la rue et à subir régulièrement insultes et agressions… Elles devront attendre que l’auteur de ces harcèlements soit un cadre supérieur blanc pour pouvoir espérer bénéficier du soutien et de la compréhension des sourcilleuses « féministes » de Libération.

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