Vidéo verbalisation : les automobilistes passent à la caisse

Paris Vox – La préfecture de Police a communiqué les chiffres de la vidéo verbalisation. Les résultats peuvent impressionner. Le fait de verbaliser des infractions peut être légitime, mais les automobilistes ne sont-ils pas devenus des cibles privilégiées, des citoyens « harcelés » qui paient plus que les autres ?


La vidéo verbalisation, qu’est ce que c’est ?

La vidéo verbalisation est le fait de verbaliser des infractions routières à l’aide de caméras de surveillance.

Les infractions pouvant être verbalisés par ce procédé sont :

  • Non-respect des feux ou des stop
  • Non-respect des vitesses maximales
  • Non-respect des distances de sécurité
  • Utilisation des voies réservées aux bus, secours, taxi …
  • Non-port de la ceinture de sécurité
  • Usage du portable en le tenant à la main
  • Circulation ou stationnement sur les bandes d’arrêts d’urgence
  • Chevauchement et/ou franchissement de lignes continues
  • Non-respect des règles de dépassement (doubler par la droite ou dangereusement …)
  • Non-respect des sas vélos
  • Non port du casque sur les motos ou scooters.

18 policiers sont affectés à cette unité de vidéo verbalisation. Ils sont chargés de surveiller 48 axes routiers sur Paris.

Il est intéressant de constater que la plupart des contraventions concernent les automobilistes. Rien d’étonnant à cela, un cycliste même s’il contrevient à une loi n’a pas de plaque minéralogique pour l’identifier…

Les résultats de cette vidéo verbalisation

La vidéo verbalisation est effective depuis avril 2013 à Paris. Depuis cette date on dénombre 205 079 infractions relevées par cette unité.

Depuis le début de l’année 2017, les infractions sont au nombre de 50 346.

Rien que durant le mois d’août, on a dénombré 6 358 verbalisations effectués par l’unité de vidéo verbalisation.

En témoigne le tweet suivant, émis hier par la préfecture de police de Paris.

On constate que ce mode de verbalisation a véritablement explosé depuis l’année dernière. Cela peut notamment s’expliquer par le faot que certaines infractions sont « vidéo verbalisables » alors qu’elles ne l’étaient pas auparavant. Ainsi l’an passé on comptait 93 verbalisations quotidiennes alors que l’on en dénombre la bagatelle de plus de 235 chaque jour cette année.

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