Nouveau plan « enseignement » pour Grigny (91)

Nouveau plan « enseignement » pour Grigny (91)

Paris Vox – Quand il s’agit d’aider certains quartiers et certains pans de la population, nos dirigeants parviennent semble-t-il aisément à trouver des idées et des moyens. Ainsi à Grigny, dans l’Essonne, l’Etat a décidé de lancer un nouveau grand plan « éducatif ».


Grigny est ce qu’on pourrait appeler une banlieue de l’immigration. Dans cette ville de  30000 habitants, 30 % de la population a moins de 25 ans et moins de 25 % d’une classe d’âge obtient son baccalauréat. Par ailleurs, 90 % de la population habite en zone dite de sécurité, symbole d’une ville, semblable a tant d’autres en France aujourd’hui, où règne une violence endémique et qui ne sort pas d’un marasme économique, social et identitaire.

Ce « grand projet éducatif » doit permettre aux enfants de cette commune, de réussir « là où la loi du quartier semble parfois contredire la loi de la République« , a expliqué le préfet de l’Essonne, Josiane Chevalier, lors de la signature de ce plan entre l’Education nationale, la municipalité et différents partenaires.

1,3 million d’euros vont donc être alloués à ce projet. 20 nouveaux postes devraient être créés (des professeurs, une psychologue ou encore une infirmière) pour mieux encadrer les élèves, en particulier à ce moment charnière qu’est le passage au lycée, souvent cause de nombreux décrochages scolaires. 270 000 euros seront dépensés dans l’achat d’équipements numériques pour ces mêmes élèves.

Malgré son ambition, on peut être dubitatif quant à la réussite de cet énième « plan » et de cette nouvelle injection d’argent public dans ce tombeau des danaïdes que sont les banlieues dites « difficiles ».

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