Projet Macron, l’anti-France avec le sourire

Projet Macron, l’anti-France avec le sourire

Paris Vox a le plaisir de proposer à ses lecteurs une sélection des retranscriptions écrites des chroniques d’Arnaud de Robert, diffusées quotidiennement dans la matinale de Radio Libertés.


Vous en rêviez, vous en cauchemardiez, vous l’attendiez, vous le redoutiez, vous n’en dormiez plus et bien le voilà  ! ! ! Oui, enfin, son altesse sérénissime Macron 1er, roi du néant et seigneur des terres molles a daigné nous faire connaitre son programme, ouf  ! Il était temps dites donc, à cinquante jours du premier tour. Pour un peu, les macroniens auraient dû voter sans savoir pourquoi, ce qui n’aurait au fond pas changé grand-chose remarquez.

La légende dit que ce lancement tardif est lié au fait que notre messie post-national a pris beaucoup de temps et rencontré force experts pour le rédiger. Bon votre serviteur a donc patiemment écouté le prêche du grand timonier céleste et le moins que je puisse vous dire c’est que le résultat est nul. Pas nul comme zéro, non – quoique – mais nul au sens où il est exactement au milieu de tout c’est-à-dire nulle part. Un vrai ovni centriste. On pourrait en rire si une bonne partie de ce bidule ne représentait pas une vraie menace pour notre pays. La première impression frappante quand on écoute Manu l’évangéliste, c’est que son programme est tout sauf un programme d’envergure présidentielle. Contrairement au lyrisme échevelé de ses meetings, aux accents messianiques de ses emportements, le programme de Macron est vraiment un truc d’experts, un pur produit de com, de marketing, de finance ciselée. Pas une once d’élan romantique, rien d’une vision de la France pour les années à venir. C’est que quand il faut taper dans le dur, le naturel du banquier resurgit. Le topo est bien fait, ça glisse, c’est lisse et dont ennuyeux. Deux heures de blabla savant, technicien et sans aspérités qui peuvent se résumer à une addition de promesses comme on en a déjà entendu des milliers ces dernières années. En matière de nouveauté, cela se pose là.

Lui qui dit avoir compris la France n’a aucun projet réel pour elle et n’a rien compris à la crise sociale, économique et identitaire qui la déchire

Lui qui dit avoir compris la France n’a aucun projet réel pour elle et n’a rien compris à la crise sociale, économique et identitaire qui la déchire. On voit bien là ce qui le sépare de ce pays. Il ne suffit pas de descendre d’une limousine pour prétendre connaitre le peuple. Bref, du concret  ! Lorsque l’on écoute Manu nous dévoiler son programme, il y a comme un goût étrange qui nous revient. Le goût du hollandisme version 2012. Parce qu’au-delà des belles formules macroniennes dont la plupart ne veulent rien dire du tout, on se retrouve dans la continuation de l’œuvre du p’tit François. Aï  ! Non  ! Pas encore  ! Cinq ans de cauchemar, ça suffit, non  ? Mais en fait quoi d’étonnant pour l’ancien chouchou protégé du président  ? On a donc devant nous un beau programme social-libéral qui entend donc poursuivre l’assujettissement de la France à Bruxelles, qui passe totalement sous silence les aspects sécuritaires et migratoires de la crise que nous traversons – encore et toujours la cécité idéologique et volontaire vis-à-vis de ce nœud gordien qu’est l’immigration-invasion et qui enfin va fiscalement plomber les classes moyennes au profit des très riches et des immigrés. Les centre urbains sont choyés mais pas un mot sur le monde rural. Un vrai programme de bobo pur sucre. Et donc aussi un vrai poison pour notre pays. Effondrement de notre indépendance, souveraineté enterrée, dilution du pouvoir. Mais aussi, métissage culturel et social, « vivre-ensemble » libéral-communautariste et soin particulier apporté à ceux que le think tank du PS, Terra Nova, désignait déjà comme les nouvelles cibles de marketing politique pour la gauche du Capital  : les riches de gauche et les immigrés. Une continuation de Hollande donc, mais avec la vigueur ultra-libérale du programme de Fillon. La quintessence du pire en somme. Mais nous sommes rassurés, Macron ne déclarait-il pas lui –même le mois dernier que c’était une «erreur» de penser que le programme était «le cœur» d’une campagne. Et qu’il consentait à dévoiler son programme surtout «pour nourrir le Moloch médiatique et politique». On en revient toujours à ce flou artistique, marque d’une oligarchie qui navigue à vue avec pour seul objectif la prédation définitive de l’appareil d’Etat. Et le peuple là-dedans  ? Et nous  ? Et bien comme dirait Mao, on est « En marche ». Voilà notre destin selon saint-Macron. Un enfer en fait. Bon week-end  !

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Une fin du monde sans importance