Paris : accès de fièvre dans les lycées

Paris : accès de fièvre dans les lycées

Paris Vox – Plusieurs lycées parisiens se sont réveillés ce matin avec un accès de fièvre. Plus d’une dizaine d’établissements sont bloqués et/ou l’ont été en « solidarité avec Théo ».


Certains établissements ont été empêchés d’être bloqués tôt ce matin par l’intervention des forces de l’ordre. La préfecture de police indique qu’aucune manifestation n’a été déclarée et rappelle aux responsabilités de chacun.

lycées

Le blocus état annoncé sur facebook ici  : https://www.facebook.com/events/1392364584140899/ et l’appel est relayé par plusieurs groupes anarchistes ou de gauches dont le site Paris Lutte Infos ou Mouvement Inter Luttes Indépendant.

L’appel à manifester est finalement assez fourre-tout  :

  • « Nous demandons justice pour Zyed, Bouna, Adama & tant d’autres victimes de la police. Les lycéens sont nombreux à subir des contrôles aux faciès, c’est-à-dire racistes car se basant sur la couleur de peau. Lors de ces contrôles, c’est bien souvent des insultes gratuites et des coups si quelqu’un ose signifier ses ’droits’.
  • Les conditions d’études sont de plus en plus mauvaises. Les classes sont surchargées et les facultés renforcent les dispositifs de sélection. On pourrait aussi souligner l’ennui qui règne dans nos cours car les programmes sont si longs qu’il n’y a plus de place au débat. Nos lieux d’études se transforment petit à petit dans des lieux où l’on vient consommer du savoir.
  • Les élections présidentielles tournent à la mascarade. D’un côté un candidat comme Macron n’a pas de programme, les autres sont plus ou moins tous mouillés dans des affaires de corruption ou des arnaques pour se faire du biff sur notre dos, mais on pourrait aussi parler des guerres de chapelle à gauche. »

Une manifestation s’est déroulée place de la nation rassemblant plus d’un millier de lycéen. Les forces de l’ordre ont usés de gaz lacrymogène afin de contenir ces derniers. La manifestation n’aurait pas débouchée sur des arrestations .

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