Mort de Yann Lorence : les accusés entre arrogance et contradictions

Mort de Yann Lorence : les accusés entre arrogance et contradictions

Paris Vox –Au procès de la tragédie qui coûta la vie à Yann Lorence, supporter du PSG, tabassé à mort en 2010, les agresseurs présumés sont loin de faire profil bas. Au contraire, ils se montrent d’une grande virulence, proche de la provocation.


 

Les deux accusés, membres de la tribune Auteuil, nient les faits et n’hésitent pas à se poser en victimes. Ainsi, Romain L. (37 ans) se permet d’ interrompre l’avocat de la partie civile et d’expliquer qu’il est « victime de sa réputation » de type impulsif et bagarreur.

Pourtant, comme le lui rappelle le président du tribunal, le soir des faits, lors de son interpellation, « Roms », comme on le surnomme, a déclaré aux policiers  : « Si c’est pour le supporteur de Boulogne qui ne bougeait plus ce n’est pas moi qui l’ai fini… ».  Une phrase que l’accusé reconnaît mais qu’il explique par un problème de vocabulaire. « Finir », dans sa bouche, voudrait dire « taper ».

Le second accusé, plus discret, Jérémi B. (35 ans), est revenu sur les aveux qu’il avait faits durant  les premières auditions devant les enquêteurs puis le juge des libertés et de la détention, arguant qu’il avait voulu « en donner un peu aux enquêteurs », espérant ainsi « mieux s’en sortir. »

Le verdict est attendu pour ce soir, mercredi 30 novembre.

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Une fin du monde sans importance