Faire un don
Docteur Frankenstein …

Docteur Frankenstein …

Paris Vox – Dorénavant, Paris Vox publiera régulièrement la retranscription écrite de la chronique de commentaire d’actualité d’Arnaud de Robert diffusée dans la Matinale de Radio Libertés. Aujourd’hui, notre chroniqueur se penche sur les expérimentations médicales “transgenres” qui se multiplient.


 

Je ne sais pas ce qu’il se passe, peut-être une sorte de compétition interne ou quelque chose dans le genre, mais depuis quelques temps, il ne se passe pas une semaine sans que l’on annonce une première médicale. D’habitude, je me réjouis de lire comment tel scientifique a réussi à isoler un virus et à le détruire, comment un autre est parvenu à soigner une difficile tumeur cérébrale, ou encore comment une équipe teste avec succès un nouveau vaccin. Mais ces temps-ci je dois vous avouer que mon enthousiasme scientifique est quelque peu retombé pour laisser place à une sorte de dégoût profond du genre humain. Oui je sais la formule est lourde mais les annonces des dernières semaines le sont tout autant. Tenez, il y a quinze jours une femme devenue homme mais ayant préservé son utérus a donné naissance à un bébé (photos à l’appui, je vous jure que ça valait le détour de voir un mec barbu en Marcel donner le sein à un nourrisson …).

Je recommence : un homme transformé en femme a pu donner sa semence à sa/son compagne/compagnon qui elle est une femme devenue homme.

Cette annonce m’avait je l’avoue, laissé un goût passablement pourri dans le fond du cortex. Et puis, et puis la semaine dernière je lis sur internet qu’une femme devenue homme a pu enfanter de sa compagne qui elle est un homme devenu femme. Aï ça fait mal, hein ? Je recommence : un homme transformé en femme a pu donner sa semence à sa/son compagne/compagnon qui elle est une femme devenue homme. Dûment inséminée, elle a pu donner naissance à un petit garçon. Je dois dire que l’article m’a tellement ahuri que je ne sais plus si cette « prouesse » est le fait de médecins américains ou britanniques. Je me suis immédiatement dit «mais quelle pagaille pour le petit plus tard. Sa mère qui est son père a fécondé son père qui est sa vraie mère. » Vous imaginez ce que va penser cet enfant quand il sera en âge de comprendre ? J’espère qu’il y a un bon psy dans son patelin. Mais attendez car le pompon c’était avant-hier. Un enfant est né avec de l’ADN de trois personnes différentes, j’ai bien dit trois !! Dites bonjour aux premiers mutants, déjà nommé scientifiquement « IGM »pour Individus Génétiquement Modifiés. Cela s’est passé dans une clinique mexicaine. L’enfant a l’ADN de ses deux parents plus celui de la mère porteuse. Trois parents. Un article scientifique le nomme polyparentalisé, je trouve que cela sonne comme polytraumatisé. Enfin, le projet du médecin chinois à la tête de la clinique mexicaine s’appelle New Hope, nouvel espoir, tout un programme ! Mais quel espoir bon sang ! Au nom d’un droit à l’enfant on est en train de déjouer la nature, de contrefaire les principes fondamentaux du vivant. On joue à Frankenstein avec des fœtus et tout le monde applaudit, parce que c’est le « progrès » ! La science a toujours su s’habiller de grands sentiments pour satisfaire son appétit d’apprentie-sorcière.

La science a toujours su s’habiller de grands sentiments pour satisfaire son appétit d’apprentie-sorcière.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » dit le dicton et bien on y est ! Les biotechnologies que ce soit dans l’alimentaire ou l’humain tiennent le même discours : satisfaire nos désirs. Fruits plus gros, bébés plus beaux, homo-parents. Cette espèce de jouissance du tout est possible pour tous est de loin la meilleur trouvaille de la communauté scientifique. « Le gentil docteur va te donner un bébé, mais avant il s’amuse un peu avec les gênes ». La médecine a complètement changé de nature. Sous prétexte de soigner, de guérir, elle manipule, crée, améliore et programme le vivant. Encore une fois l’éthique disparaît sous le croisement du profit et des délires de quelques médecins qui jouent à Dieu. La science-fiction l’avait cauchemardé, c’est devenu une réalité. Objectif suivant ? La grossesse masculine (ne riez pas ils en parlent sérieusement dans leurs labos), les grands-mères porteuses ? Tout ce passe comme si l’on voulait vraiment tuer le vivant pour le recréer dans une éprouvette Mais franchement à quoi cela sert-il ? Ou es le progrès là-dedans ? En fait, la question n’est pas là. Il s’agit plus de pouvoir que de progrès car en arraisonnant le vivant la science prend le pouvoir sur tout et tous, pour le meilleur des mondes sans doute. Bon week-end !