A bas les voleurs !

A bas les voleurs !

Paris Vox – Dorénavant, Paris Vox publiera régulièrement la retranscription écrite de la chronique de commentaire d’actualité d’Arnaud de Robert diffusée dans la Matinale de Radio Libertés. Aujourd’hui, notre chroniqueur passe au crible le programme économique des divers candidats à l’élection présidentielle.


 

Depuis quelques semaines déjà, nos braves candidats à la présidence de la République, enfin pour la plupart d’entre eux à la primaire de cette présidence, n’ont de fin ni de cesse de se projeter vers les médias pour expliquer, dérouler et justifier leurs plans géniaux pour sortir cette bonne vieille France de la crise. Poudre de perlimpinpin, potion magique façon Panoramix, ils ont tous trouvé LA solution à tous nos problèmes. Et comme il y en a 27 de candidats putatifs, on se dit que 27 remèdes miracles d’un coup c’est un peu trop, voire délirant. Mais on se demande surtout pourquoi tous ces braves qui ont tous eu du pouvoir entre les mains n’ont pas à un moment ou un autre tenté d’appliquer ces recettes. Il faut croire que les bonnes idées ne naissent que sous la contrainte scintillante de conquête de la fonction suprême et qu’elle n’ont en définitive pour seul but que de servir cette accession au trône et non de sauver le pays.

Aller on arrête là les rengaines sur la probité hasardeuse de tout ce beau monde pour tenter quand même une petite exploration des propositions et programmes. Et cela nous permet de relever une chose  : tout le monde parle de faire baisser le coût du travail. Un vrai leitmotiv, un copié-collé généralisé de l’extrême gauche à l’ultra-droite.

Son allègement selon certains serait même l’arme ultime contre le chômage, rien que ça. D’autres encore nous expliquent que ce serait le meilleur moyen de contrer les discours populistes. Son coût trop élevé grèverait la compétitivité française.  Ce serait la clé du bonheur économique. Et bien  ! Mais c’est superman ce truc  !

On parle de coût de la main-d’œuvre et la nuance est d’importance car parler du coût du travail revient quand même à suggérer que le travail est une charge pour l’employeur …

Allez, dépassons un peu les effets d’annonce et la grandiloquence habituelle de nos poulains présidentiels pour dire qu’en économie le coût du travail n’existe pas. On parle de coût de la main-d’œuvre et la nuance est d’importance car parler du coût du travail revient quand même à suggérer que le travail est une charge pour l’employeur … bravo à l’ingénierie sociale libérale qui a imposé ce terme – et ce n’est pas trop difficile – chez nos fainéants de journalistes éco.
Bref, le coût de la main-d’œuvre c’est donc tout simplement le coût total supporté par l’employeur pour l’emploi de la main-d’œuvre. C’est simple mais stratégique, déterminant même dans la conduite d’une entreprise. Les choix engagés en la matière par les dirigeants d’une société peuvent la faire prospérer ou couler.

Or, nos gentils candidats ont tous une idée précise pour faire baisser cette variable maitresse  : réductions de charges patronales, instauration de charges salariales, liquider l’Etat-Providence et la Sécu, liquider le SMIC et la régulation des salaires.

l’Etat passe son temps à rembourser une dette pharaonique et hors de contrôle. La vérité c’est qu’avec cet argent, l’Etat installe des migrants, distribue des aides sociales aux immigrés, des armes aux rebelles syriens d’Al Qaïda, entretient des monarques africains, cofinance la construction de mosquées ou fait de l’école publique un repère gaucho-libéral.

En gros deux attitudes  : soit l’Etat s’occupe de l’affaire, soit le marché s’en charge. Sempiternelle opposition entre libéraux et dirigistes. Débats lassants et stériles qui occultent encore une fois le problème de fond. Mais c’est vrai que parmi nos candidats, très peu ayant travaillé ou connu l’entreprise, le recours à l’expertise des idéologues économistes est nécessaire, avec les résultats que nous connaissons tous hélas. Alors à tous ces génies de l’économie, j’ai envie d’exposer un petit constat  : Les 100 Euros bruts qu’un entrepreneur va verser à un salarié, vont lui couter environ 150 Euros avec les charges patronales. Mais sur ces 100 Euros bruts, le salarié ne va percevoir que 75 Euros net. Comme il va être imposé sur le revenu à environ 30 %, il ne va lui rester que 49 Euros de pouvoir d’achat. Ces 49 Euros qu’il va dépenser seront eux-mêmes soumis à une TVA de 20 % en moyenne. Au résultat, sur les 150 Euros déboursés par le patron, le salarié ne dispose effectivement que de 39 Euros. L’Etat prélève par ses taxes, contributions et impôts 110 Euros au passage. CQFD. 110 Euros  ! ! Et que fait l’Etat avec tout cet argent  ? La réponse toute faite des politiciens, est toujours la même  : gratuité des soins, de l’école, entretien du réseau routier, blablabla … La vérité est qu’avec ces 110 Euros, l’Etat passe son temps à rembourser une dette pharaonique et hors de contrôle. La vérité c’est qu’avec cet argent, l’Etat installe des migrants, distribue des aides sociales aux immigrés, des armes aux rebelles syriens d’Al Qaïda, entretient des monarques africains, cofinance la construction de mosquées ou fait de l’école publique un repère gaucho-libéral. Cet argent du travail travaille contre nous, nous appauvrie, nous détruit. Et nous, on aimerait bien que cet argent serve enfin à sauver la France et pas à la liquider …

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