Pour parler d’écologie, il est nécessaire de faire un rappel sur la signification du terme !

Pour parler d’écologie, il est nécessaire de faire un rappel sur la signification du terme !

Paris Vox (Tribune) – Aujourd’hui, le terme d’écologie est un terme détenu quasi exclusivement par la gauche. Quand on dit écologie on pense à un bobo de gauche « refugees welcome », à un militant en sarouel d’Europe Écologie les Vert. Ou pourquoi pas aux petites lunettes en demi-lune d’Eva Joly sur le bout de son nez.


 

On est donc loin de la définition originelle… Pourtant si on se penche sur ses racines étymologiques, on se rend compte que ce mot vient du grec « oikos » pour maison ou foyer et « logos » pour science et connaissance : mots à mots, la connaissance de son foyer, la maîtrise de sa terre. Comment en est-on arrivé là ?

L’écologie remonte au Moyen Age, mais c’est le naturaliste Ernst Haeckel qui lui donne en 1866 sa première définition, qui se nourrit de botanique, de chimie, de géographie, de génétique… de la science quoi ! L’étude des milieux, de la flaque d’eau à la planète entière.

Mais cette science devient rapidement une idéologie, bien souvent une idéologie politique, notamment au XX ème siècle à la faveur de l’urbanisation et de l’industrialisation de l’Europe. L’écologie devient alors une question environnementale, technique, scientifique, sociale, morale, économique, politique et philosophique.

Les partis écologistes gagnent du terrain en Europe, mais l’écologie ne se réduit pas à la chasse aux effets de serre et aux voeux pieux du développement durable, elle se nourrit de différents projets de société et se montre multiple tout comme les différents courants qui la composent.

La nécessité de respecter la nature est de plus en plus admise dans l’opinion générale mais il est nécessaire également d’aller au-delà de la création de réserves et de parcs naturels, de la protection de la faune, de la flore et des milieux naturels. L’homme d’aujourd’hui se consume à force de consommer. L’écologie politique est actuellement un échec total : elle n’a rien changé dans le système social et économique qu’elle dénonce et montre régulièrement ses contradictions, dans le cadre de ses compromis avec le libéralisme et le socialisme.  Pire elle est à l’origine de certaine excroissances technocratiques et environnementales. Elle s’est aujourd’hui totalement fondu dans le moule et ne produit que des gadgets standards et standardisés. C’est pourquoi nous devons durcir nos exigences et repenser notre relation avec la nature, notre mode de vie, mais aussi notre identité pour reconquérir notre terre et l’écologie tout en échappant à la logique de la modernité industrielle.

Floriane Jeannin (retranscription écrite de la chronique diffusée sur Radio Libertés)

Fermer le menu

Chroniques
Une fin du monde sans importance