De la fête foraine au « street workout » : le renouveau du Pole Dance

De la fête foraine au « street workout » : le renouveau du Pole Dance

Paris Vox – Vraisemblablement né au Canada dans les années 20, le Pole Dance serait tout d’abord apparu dans les fêtes foraines. Une tente (réservée aux hommes) abritait parfois des « Hoochie-Coochie dancers » : des jeunes femmes dénudées aux louvoiements de bassin « suggestifs » pour l’époque. Au vu de la petitesse de ces tentes les danseuses tournaient autour du mât central de la structure et finirent par l’intégrer dans leurs chorégraphies. Ainsi naquit le Pôle Dance. Les années 50 lui donnèrent un renouveau à travers le Burlesque, mais c’est dans les années 70-80 que ce sport atteint son apogée.
De nos jours le cliché de la « poleuse » des bars de strip tease n’est plus. Il est même à noter que les figures « suggestives » avaient peu à peu disparu des chorégraphies par peur d’être « amalgamées » avec les filles de mauvaise vie. Ces éléments sont réintégrés subtilement depuis peu, car ils restent l’essence du Pole Dance et cette (quand elle est habile) pointe d’érotisme fait partie intégrante du spectacle.
On peut distinguer deux grandes tendances chez les pratiquantes : celles qui ont besoin de se sentir en confiance avec leur corps et celles que le challenge sportif passionne. Car il est bien question de véritables prouesses dignes des plus grands gymnastes. Il suffit d’assister à des compétitions actuelles pour constater que le niveau s’envole d’année en année… Certaines sportives d’autres horizons, dans un souci de complémentarité, intègrent d’ailleurs le Pole Dance dans leurs entrainements. A l’inverse beaucoup de « poleuses » se lancent dans d’autres sports : plus particulièrement le « street workout ».
La pluri-championne Finlandaise Oona Kivelä (parmi d’autres) est un très bon exemple puisqu’elle vient de la gymnastique et s’est prise de passion pour le Pole Dance auquel elle a apporté de nombreuses innovations chorégraphiques et musicales. Par ailleurs, elle n’hésite pas à se mesurer à des athlètes dans d’autres disciplines liées au fitness ou à la danse, décrochant même le titre de championne du monde de « street workout ».

(Lien youtube vidéo Oona Kivelä compétition Pole dance) :

(lien Oona Kivelä et Tikis : street workout) :

Parité oblige, les hommes ne sont pas en reste dans le Pole Dance, certains viennent de disciplines sportives bien éloignées mais on retrouve bien évidemment beaucoup de gymnastes, de danseurs et des adeptes du « Parkour ». Une « league » leur est consacrée dans tous les championnats, et les Français ne sont pas en reste
Le Pole Dance étant un sport « urbain » et une manière novatrice et amusante de faire du sport, on a vu bon nombre de clubs de pole dance fleurir dans Paris. Pour les amateurs ou les curieux, le choix devra donc se faire en fonction de ses affinités et du style que l’on recherche. Même si le plus souvent, le choix est « imposé » par la copine qui à « osé » franchir la porte d’un club.
Le plus important comme pour tout sport et de trouver « son » professeur, celui qui vous donnera envie de vous surpasser, d’aller au-delà de vous-même et qui vous aidera à parvenir à faire des prouesses que l’on croit souvent, à tort, « inatteignables ».
Pour celles et ceux que la curiosité titillent, sans vouloir franchir la porte d’un club : le Wicked bar ( 160 Rue St Denis, 75002 PARIS) est le seul bar Parisien entièrement dédié au Pole Dance artistique et sportif. Des initiations gratuites encadrées par des professionnelles renommées y sont organisées hebdomadairement. Le cadre y est parfait pour une découverte de ce sport avant de s’inscrire dans un club. A noter aussi qu’il existe un site qui répertorie toutes les écoles de Pole Dance : www.ecoles-poledance.fr.
Alors, tournez jeunesse…
Noël Prunier

Crédit photo d’illustration : Loic Parny pour le Wicked Bar

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