Aubervilliers : la mosquée de la discorde

Aubervilliers : la mosquée de la discorde

Paris Vox – Fronde à la mairie… Au cours du conseil municipal de jeudi dernier, une partie des membres de la majorité, notamment, Kilani Kamala, Leïla Tlili et Sofienne Karoumi, s’est  opposée à son chef de file, le maire Meriem Derkaoui sur la question de la future mosquée de la ville. En effet, ces élus se sont rangés du côté de l’AMA (Association des Musulmans d’Aubervilliers) qui a annoncé son refus de signer le bail proposé par la mairie communiste.

Meriem Derkaoui, qui avait affirmé son « infini respect » pour la religion musulmane et proposé un bail emphytéotique de 1 euro pour la mosquée et de 8 euro pour le centre culturel musulman, pensait pourtant avoir fait preuve d’un maximum de complaisance et de générosité dans une ville où les impôts explosent avec notamment une hausse de plus de 6 % de la taxe d’habitation. Elle a donc été particulièrement surprise par ce refus et agacé par la « sécession » d’une partie de sa majorité se plaçant du côté des exigences de l’AMA.

Celle-ci refuse en effet de signer le bail proposé tant qu’elle n’aura pas l’autorisation d’installer sur le terrain de la future mosquée des bâtiments préfabriqués permettant aux fidèles de prier dans l’attente de la construction effective des nouveaux bâtiments.

Une situation que Meriem Derkaoui refuse au nom de questions de sécurité, arguant qu’il s’agit de terrains en pleine transformation et sur lesquels vont être réalisés des travaux pendant des années et où il sera donc dangereux pour le public de se déplacer.

L’abstention des frondeurs n’a cependant pas suffi à faire retoquer la délibération sur la proposition de bail qui sera donc effectuée en l’état. Si l’AMA reste sur ses positions, le blocage parait donc inévitable.

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