Fraude dans les transports : une charge de plus en plus écrasante

Fraude dans les transports : une charge de plus en plus écrasante

Paris Vox – Les jeunes sportifs qui se plaisent à sauter les tourniquets du métro ou ceux qui préfèrent se coller à vous pour profiter de l’ouverture des portes automatiques ne sont pas que de pittoresques spécimens de la faune parisiano-francilienne, ils représentent un fardeau économique de plus en plus important et difficilement supportable pour les transports publics. La Régie des transports estime à plus de 100 millions d’euros par an le manque à gagner entraîné par la fraude, une perte colossale qui se répercute autant sur le prix du billet de l’usager honnête que sur l’état général du matériel et du réseau. 100 millions d’euros, c’est en effet l’équivalent du prix de 20 rames de métro neuves. Une situation qui devient insupportable, le taux de « resquille » atteignant aujourd’hui plus de 12 %.

La régie, qui s’était faite tirée les oreilles par la Cour des Comptes sur cette question, a donc décidé de renforcer ses contrôles et  cherche à lutter plus efficacement contre une « incivilité » trop longtemps banalisée, notamment en multipliant ses équipes en civil et en recrutant de nouveaux contrôleurs. De nouvelles recrues ne devront pas avoir froid aux yeux, ni ailleurs, celles-ci étant de plus en plus souvent confrontées à la violence de certaines populations semblant considérer la gratuité des transports comme un droit désormais acquis. Au détriment, comme à l’accoutumée, des » crétins légalistes », éternelles vaches à lait de l’époque.

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