Pic de pollution : les mesures prises à Paris

Pic de pollution : les mesures prises à Paris

Paris Vox – Les températures élevées n’ont pas que des conséquences sur l’humeur et la déshydratation des hommes et des femmes. Celles-ci engendrent également, par un effet de réactions en chaînes, une hausse de la pollution. Face à un pic de pollution persistant depuis quelques jours, plusieurs décisions viennent de tomber afin d’endiguer cette hausse.


La Mairie de Paris demandait avec insistance à la Préfecture de Police d’agir depuis quelques jours afin de mettre un stop à la hausse de la pollution à l’ozone. La préfecture, qui faisait la sourde oreille dans les premiers jours, accède aujourd’hui à la demande de la municipalité parisienne.

Dans les faits, la circulation à Paris et dans la petite couronne sera réservée au titulaire de vignette Crit’Air 1 / 2 / 3.

Cette mesure vise les véhicules les plus anciens et considérés en théorie comme plus polluants. Les amendes en cas d’infraction s’élèvent entre 68 et 135 €

La RATP a relancé son « forfait antipollution » de 3.8€ par jour qui permet de voyager de façon illimitée sur le réseau.

Les Vélib’ seront quant à eux accessibles gratuitement, mais avec la chaleur, il n’est pas certain que ce mode de transport soit privilégié par les franciliens.

Des dérogations sont accordées pour les véhicules sans vignette ou vignette 4 et 5 afin de rouler malgré la pollution :

  • véhicules d’intérêt général prioritaire (5 de l’article R. 311-1 du Code de la route) c’est-à-dire : véhicule des services de police, de gendarmerie, des douanes, de lutte contre l’incendie, d’intervention des unités mobiles hospitalières ou, à la demande du service d’aide médicale urgente, affectés exclusivement à l’intervention de ces unités et du ministère de la Justice affecté au transport des détenus ou au rétablissement de l’ordre dans les établissements pénitentiaires
  • véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passage (6.6 de l’article R. 311-1 du Code de la route) c’est-à-dire : ambulance de transport sanitaire, véhicule d’intervention de sécurité des sociétés gestionnaires d’infrastructures électriques et gazières, du service de la surveillance de la Société nationale des chemins de fer français, de transports de fonds de la Banque de France, des associations médicales concourant à la permanence des soins, des médecins lorsqu’ils participent à la garde départementale, de transports de produits sanguins et d’organes humains, engin de service hivernal et, sur autoroutes ou routes à deux chaussées séparées, véhicule d’intervention des services gestionnaires de ces voies
  • véhicules du ministère de la Défense
  • véhicules des associations agréées de sécurité civile
  • véhicules des professionnels effectuant des opérations de déménagement
  • véhicules d’approvisionnement des marchés parisiens, dûment habilités par la Mairie de Paris, pour l’approvisionnement de ceux-ci
  • véhicules frigorifiques et camions-citernes
  • véhicules spécialisés non affectés au transport de marchandises tels que définis à l’annexe 5 de l’arrêté du 9 février 2009, à l’exception des autocaravanes (mention VTSU sur la carte grise ou VASP sur le certificat d’immatriculation)
  • convois exceptionnels (cf. article R433-1 du Code la route) munis d’une autorisation préfectorale
  • véhicules portant une carte de stationnement pour personnes handicapées
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