Minnie : derrière la tenue, la volonté de nouvelles conventions sociales ?

Minnie : derrière la tenue, la volonté de nouvelles conventions sociales ?

Paris Vox – Disneyland Paris présentait, il y a quelques jours, la nouvelle tenue de Minnie Mouse, la célèbre compagne du non moins célèbre Mickey, volonté affichée de “casser les codes”, pour en imposer d’autres ?

C’est Stella Mc Cartney qui s’est chargée de dessiner cette tenue : un tailleur bleu parsemé de points d’un bleu plus foncé remplace donc désormais la fameuse robe rouge à pois blancs de la petite souris.

Une tenue quelque peu austère, triste et fade qui contraste avec le sourire heureusement conservé de Madame Mouse. L’apparence, certainement voulu élégante, nous renvoie à une Minnie qui aurait plus sa place dans une salle d’audience à défendre son client plutôt ( pas le chien) qu’à la Minnie rigolote et joyeuse qui s’amuserait avec ses copines et dont nous avions l’habitude. 

Si le but était de montrer au monde que les femmes peuvent occuper une place importante dans la société, fort heureusement d’ailleurs, l’effet est réussi. Mais on semble presque nier la nature de la femme ici.

Et entendons-nous bien il y un gros écart entre féminité et sexisme, que les choses soient claires, avant d’interpréter cette phrase.

Certains y verront donc du sabotage culturel, d’autres du progrès ou encore une main tendue a cette nouvelle société « non genrée » qui est imposée au cœur de trop nombreux débats. Des débats qui animent déjà les sections « commentaires » les divers pages de la grosse machine américaine. En tout cas que l’on ne nous fasse pas croire que le choix de remplacer le rouge par le bleu est anodin…

Heureusement le fait d’avoir gardé le nœud dans les cheveux de Minnie évite toute confusion avec Mickey! Comme quoi un accessoire peut tout changer et donner encore un peu de sens…

La firme Disney qui passe son temps à s’excuser de ses anciens films et à renier son passé, modifie la tenue de sa souris pour se confondre aux nouveaux standards de l’époque. Doit on y voir une sorte d’appel du pied au « non genré », à la mode ces temps-ci et dans tous les discours et ce même jusqu’aux règles de l’éducation nationale ?  

Doit on y voir une énième « provocation » de la firme Américaine qui se plie aux « grandes pensées » de notre pauvre époque ou alors un clientélisme comme il est de coutume aujourd’hui ?

De nombreux films et sériés inondent le marché du streaming, ces superproductions des gros leaders de ce marché juteux, font la promotion de la woke culture, de la cancel culture et de ce qu’on pourrait, pardonner nous de le dire, appeler le « white facing » (remplacer des personnages historiques blancs par des hommes noirs), Disney n’est pas en reste et poursuit là son massacre de certains œuvres traditionnelles européennes !

Dans cette société en manque de repaires, mais jamais en manque de faux combats, les petites filles ne portent plus de robes et les garçons se maquillent…