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L’abbaye de Bonneval : sa longue histoire et son super chocolat !

L’abbaye de Bonneval : sa longue histoire et son super chocolat !

Paris Vox – Nous sommes en Occitanie, à l’abbaye de Bonneval. Celle-ci à été fondée en 1147, et accueille aujourd’hui une vingtaine de sœurs trappistines. Leur vie est rythmée par le travail à la chocolaterie (ouverte depuis 1878), et la prière avec leurs 7 offices quotidiens. Allez en avant, Divine Box vous dit tout sur l’histoire de cette abbaye et sa chocolaterie !

L’abbaye de Bonneval en Occitanie © Abbaye de Bonneval

Les origines de l’abbaye de Bonneval

Tout commence en 1143, avec l’évêque de Cahors, le fameux Guillaume de Calmont d’Olt. Sa famille possède à l’époque un château dans la bourgade d’Espalion dans l’Aveyron. C’est alors que Guillaume appelle sept moines cisterciens de Mazan en Ardèche, et leur prieur Adhémar, pour s’installer dans l’Aveyron. La communauté grandit alors rapidement, et les moines trouvent un recoin plus paisible, au fond d’une “bona val”, qui signifie “bonne vallée” en occitan. C’est de là que provient le nom de l’abbaye, dont la construction commence très rapidement ! Les XIIe et XIIIe siècles se passent alors à merveille pour l’abbaye. Il y a de plus en plus de moines et de bâtiments (comme des granges fortifiées).

Mais malheureusement, tout n’est pas tout rose car la Guerre de Cent Ans arrive rapidement ! Elle a lieu aux XIVe et XVe siècles, et sera suivie des guerres de Religion au XVIe siècle, et des émeutes lors du rattachement du comté de Rodez avec le Royaume de France au XVIIe siècle. Entre les incendies, les pillages et la destruction des murs de l’abbaye par des groupes armés, la communauté s’affaiblit alors de plus en plus…

Le cloître de l’abbaye de Bonneval © Magazine Twelve

La Révolution pèse sur l’abbaye

Au XVIIIe siècle, c’est la Révolution qui vient frapper à la porte de l’abbaye… La vie est donc compliquée à Bonneval. Les frères sont affaiblis et ruinés, et ne sont plus en mesure d’aider les pauvres. Résultat, ils sont contraints d’arrêter la distribution quotidienne de pain. Le jour du Jeudi Saint de l’année 1791, les frères doivent se réfugier de toute urgence dans un des donjons de l’abbaye pour résister à la foule en furie. La garde nationale viendra remettre de l’ordre, puis expulser les 13 moines restants en 1791. L’abbaye va ensuite être découpée en lots puis vendue, avant de se transformer en carrière de pierres. Quelle triste fin pour l’abbaye après ses six siècles d’Histoire…

Tadam, des soeurs arrivent à la rescousse !

En 1850, un curé du coin va appeler des moines trappistes à s’installer à Bonneval, pour redonner vie à l’abbaye. Malheureusement, ceux-ci vont refuser car l’endroit leur paraît trop sauvage, et il serait trop compliqué d’y cultiver des champs, qui est à l’époque la spécialité des trappistes ! C’est finalement grâce à l’évêque de Rodez que les trappistines de Maubec (en Provence) viennent s’installer sur place en 1875. Elles entament alors une grande rénovation de l’abbaye tombée en ruine. À cette époque, un moine de l’abbaye d’Aiguebelle, Dom Emmanuel, vient aider les sœurs pour leurs grands travaux. Ce frère débordant d’énergie les aide à installer une petite chocolaterie, pour assurer leur autonomie financière. En effet, comme l’avaient remarqué les moines en 1850, le terrain est très pentu, ce qui rend l’agriculture quasiment impossible !

L’église de l’abbaye de Bonneval © Divine Box

L’arrivée du fameux chocolat de Bonneval

L’agriculture étant vraiment compliquée à Bonneval, les sœurs se lancent donc en 1878 dans un artisanat monastique tout particulier : le chocolat ! Tout va ensuite très rapidement s’accélérer. Les sœurs ont même un moteur hydraulique pour transformer l’eau de la rivière en électricité. À cette époque, c’est une technologie révolutionnaire. Pour la petite anecdote, à l’époque, la place de la Concorde à Paris ne bénéficie même pas d’un éclairage moderne ! Grâce aux sœurs, la petite ville voisine d’Espalion deviendra ainsi en 1888 la troisième ville électrifiée de France. C’est pas beau ça ?

Bref, revenons-en à nos moutons… enfin à nos chocolats plutôt ! Le savoir-faire des soeurs va rapidement être reconnu, et récompensé par plusieurs médailles. En effet :

  • le jury du concours régional de Rodez décernera la médaille de vermeille
  • lors d’une exposition à Bordeaux en 1895, la médaille de bronze leurs sera également décernée
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Un peu plus tard, en 1927, les moniales font appel à un grand chocolatier pour qu’il leur dévoile tous ses secrets, et qu’il les forme de la meilleure des manières. Et hop, encore un bond en avant pour une qualité de chocolat encore supérieure !

 L’entrée de l’abbaye de Bonneval. Sur la partie droite, juste après la porte principale, se cache la chocolaterie des trappistines © Divine Box

L’abbaye aujourd’hui

Ce sont 21 sœurs qui vivent aujourd’hui à l’abbaye de Bonneval. Celles-ci suivent la règle de saint Benoît « ora et labora » (prière et travail) :

  • Elles assistent à 7 offices chaque jour, et le premier est à 4h30 du matin
  • L’autre partie de la journée est consacrée au travail :
    • D’un côté il y a les “charges” : hôtellerie, cuisine, ménage, entretien du monastère etc…
    • De l’autre, il y a “l’emploi”, et ici, bien sûr, cela concerne la chocolaterie ! Conchage du cacao, mélange des ingrédients pour obtenir chaque recette, mise en moule, emballage du chocolat, etc… elles font tout à l’abbaye ! Des tablettes aux bonbons en passant par le praliné (maison, s’il vous plait), les soeurs font de tout, et leur renommée dépasse maintenant bien la région aveyronnaise, où elles produisent donc depuis bientôt 150 ans !

Une trappistine de Bonneval qui goûte le chocolat  © Magazine Twelve

Et maintenant, pour découvrir les chocolats de l’abbaye de Bonneval ?

Evidemment, le mieux serait de rendre une petite visite aux sœurs de l’abbaye de Bonneval, Route de l’abbaye de Bonneval, 12500 Le Cayrol ! Elles tiennent aussi une hôtellerie pour accueillir des pèlerins et des visiteurs qui cherchent à se reposer quelques jours, le temps d’une retraite plus ou moins longue, si cela vous tente ! Mais si ça fait un peu loin, cliquez ici pour acheter en ligne les chocolats de l’abbaye de Bonneval (vous serez redirigés vers la boutique monastique en ligne de Divine Box)