Paris: création d’un observatoire citoyen de la toxicomanie

Paris: création d’un observatoire citoyen de la toxicomanie

Paris Vox – Face au fléau que représente la drogue dans le nord-est de la capitale, Paris lance son « observatoire citoyen de la toxicomanie ».

Quiconque s’est déjà promené Place Stalingrad sait que la drogue est un fléau à éradiquer. Ce coin du 19ème arrondissement est en effet un des lieux phare de la consommation et du trafic des drogues les plus dures. On croise là-bas des amateurs de crack, une drogue particulièrement dangereuse et destructrice. C’est encore plus vrai depuis que la « colline du crack » a été démantelée et que le tunnel de gare Rosa Parks a été évacué. De nombreux consommateurs de drogues se retrouvent dorénavant Place Stalingrad ou dans d’autres lieux du nord de Paris.

Un observatoire, pourquoi faire ?

On peut craindre que cet observatoire ne soit qu’un énième gadget politique visant avant tout à calmer la colère et l’exaspération des riverains.

Toutefois, avant de juger, il est bon d’obeserver les missions de cette nouvelle commission:

  • participer au bilan et à l’évaluation du Plan crack avec ses signataires et partenaires ;
  • orienter et infléchir les actions publiques ;
  • auditionner des professionnels et des experts pour partager les problématiques et les enjeux et élaborer des propositions nouvelles, sans a priori.

Lors de la première réunion, les associations qui viennent en aide aux toxicomanes ont été contestées par une partie des intervenants. Des habitants ont ainsi reproché aux associations Aurore et Gaïa de distribuer des pipes à crack. Uune habitante, enseignante de son état, souligne qu’il est, « choquant de voir des dispositifs créés pour les toxicomanes, et non pour les riverains. Le plan semble encourager la situation. »

Qui compose l’observatoire ?

  • Jean-Pierre Couteron, psychologue-clinicien, spécialiste du traitement des addictions.
  • un panel citoyen de 25 habitants tirés au sort sur les listes électorales des 13 bureaux de vote situés dans les quartiers les plus concernés ;
  • un collège d’habitants engagés dans des collectifs de riverains ou des associations de commerçants du territoire ;
  • un collège associé de 11 élus du Conseil d’arrondissement du 19e, représentants l’ensemble des sensibilités politiques du Conseil.

Pour retrouver le compte rendu détaillé de la première réunion de l’observatoire de la toxicomanie, suivez ce lien.