Le protoxyde d’azote interdit à Limeil-Brévannes (94)

Le protoxyde d’azote interdit à Limeil-Brévannes (94)

Paris Vox – La ville de Limeil-Brévannes vient d’interdire la vente, la détention et la consommation de protoxyde d’azote aux mineurs.

Connu seulement des cuisiniers et anesthésistes il y à quelques temps, le protoxyde d’azote est devenu plus populaire. Son usage alimentaire de base est le fonctionnement des siphons à chantilly.

Il est désormais utilisé comme une drogue récréative par de nombreux jeunes. Le produit peu cher et disponible facilement produit un effet rapide, fugace, euphorisant. Par ailleurs des distorsions sensorielles peuvent être ressenties avec ce produit.

Quels risques ?

Des risques immédiats : asphyxie par manque d’oxygène, perte de connaissance, brûlure par le froid du gaz expulsé, désorientation, vertiges, chutes notamment.
En cas de consommations répétées et à intervalles rapprochés et / ou à fortes doses, de sévères troubles neurologiques, hématologiques, psychiatriques ou cardiaques peuvent survenir.
La consommation associée à d’autres produits (alcool, drogues) majore les risques. Pour en savoir plus.

La réplique de Limeil-Brévannes

Face a ces usages détournés et aux risques pour les utilisateurs de ce produit la Mairie de Limeil-Brévannes a mis en place une législation spécifique.

  •  Vendre ou d’offrir gratuitement aux mineurs, dans l’espace public et dans l’ensemble des commerces du territoire communal, du gaz protoxyde d’azote (N2O) quel que soit le conditionnement
  • Les commerces présents sur le territoire communal qui délivrent l’un de ces produits exigeront du client qu’il établisse la preuve de sa majorité, par la production de tout document officiel muni d’une photographie
  • Aux mineurs de posséder sur eux dans l’espace public du territoire de la commune des cartouches ou autres récipients sous pression contenant du gaz protoxyde d’azote
  • Aux mineurs d’utiliser de manière détournée du protoxyde d’azote (N2O) à des fins récréatives sur l’espace public.
  • De jeter ou d’abandonner dans l’espace public des cartouches ou autres récipients sous pression ayant contenu du gaz protoxyde d’azote (N2O).