Ni fantasmée, ni muséifiée : la nature, socle civilisationnel.

Ni fantasmée, ni muséifiée : la nature, socle civilisationnel.

Paris Vox – Le colloque annuel de l’Institut Iliade se tenait à la Maison de la Chimie samedi 19 septembre. Retour sur une riche journée.

Des centaines de personnes affluent rue Saint Dominique ce samedi 19 septembre. Ils viennent tous pour le septième colloque de l’Institut Iliade. On dit que que chez l’enfant le septième anniversaire correspond à l’âge de la raison. L’Iliade n’aura pas eu besoin d’attendre cette année pour l’atteindre !

Le thème du colloque de cette année est : « La nature comme socle, pour une écologie à l’endroit ». Mettre en avant la nature sans faire de muséification ni sans fantasmer celle-ci est un des enjeux de la journée.

Contrairement à ceux que penseront certains, le choix du thème n’a pas grand chose à voir avec l’actualité politique, mais s’inscrit dans l’ADN de l’Institut fidèle à la pensée de Dominique Venner et à son triptyque : «  La nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon  ».

De nombreux stands sont présents devant l’amphithéâtre qui reçoit les orateurs. L’ensemble des exposants sont des défenseurs de l’identité européenne. On peut ainsi croiser notamment des artisans et différentes organisations éditoriales ou politiques. Le nombre de stands croît chaque année, preuve que les initiatives se multiplient.

Pour remettre l’écologie à l’endroit, de nombreux intervenants se sont succédés à la tribune. Citons Philippe Conrad, Michel Maffesoli, Slobodan Despot, Fabien Niezgoda, Hervé Juvin, Julien Langella, Alain de Benoist et bien d’autres. S’ils viennent d’horizons divers, tous sont reconnus pour leur expertise dans leur domaine d’intervention.

L’art est également très présent dans la journée. Le son des cors de chasse résonne en fin de la matinée et le récital de piano rappelle combien la musique élève l’âme. Les dessinateurs Gallic et Willy signent de leurs côté des dessins inédits dans leurs ouvrages jeunesse publiés par la Nouvelle Librairie.

Nos confrères de Méridien Zéro ont quant à eux installé leur studio au sein du prestigieux site. De nombreux participants à la journée ont répondu aux questions de l’équipe et l’émission sera très prochainement diffusée sur le site de la webradio.

De cette journée, on retiendra l’importance des racines, mères de toute écologie. Sans celles-ci, pas de politiques à long terme pour le bien des peuples. L’action locale doit primer, seul ce retour à la proximité permettra de sanctuariser nos territoires et de les sauvegarder.

Il reste évidemment beaucoup à faire, notamment face aux fossoyeurs de l’écologie véritable qui sévissent dans les métropoles françaises actuellement. Mais cette journée aura donné du cœur à l’ouvrage, de la foi et des « munitions » pour les participants qui quittent les lieux en se donnant déjà rendez-vous l’année prochain pour un nouveau moment de réflexion et de partage communautaire.

A l’occasion de cet événement, la revue littéraire Livr’arbitres a publié un numéro hors-série contenant les actes du colloques et complété de textes choisis sur le thème de la journée. La brochure est disponible auprès de la revue et très bientôt dans les bonnes librairies parisiennes (Nouvelle Librairie, Librairie Vincent, Librairie Française…).