Neymar – Alvaro : vers une hiérarchisation de l’insulte ?

Neymar – Alvaro : vers une hiérarchisation de l’insulte ?

Paris Vox – Retour sur l’affaire Alvaro – Neymar qui défraie la chronique depuis plus d’une semaine. Est-ce qu’une insulte supposément raciste est plus grave que toutes les autres insultes ?

Les marseillais n’ont pas de chance. Cela fait neuf ans qu’ils courraient après une victoire contre l’ennemi parisien. La victoire tout juste acquise celle-ci est immédiatement entachée par plusieurs polémiques. La bagarre générale de la fin du match a fait les gros titres de la presse sportive européenne et le crachat d’Angel Di Maria à proximité d’Alvaro s’est également retrouvé sous le feu des projecteurs…

Puis arrive LE dossier sensible, Alvaro, le défenseur espagnol de l’OM aurait eu des propos racistes envers Neymar. Depuis, chacun y va de son couplet et de son analyse.

Les images de la prétendue insulte raciste ont mis des jours à sortir. Téléfoot, le diffuseur officiel affirme ne pas détenir d’image qui incrimine le défenseur marseillais. BeIn a dégainé quelques images mais rien qui ne renforce alors la version de l’attaquant brésilien du PSG.

Finalement, c’est du Brésil qu’est venu une avancée, dans des images puisées auprès de Téléfoot (qui finalement avait donc bien des images…). Des experts brésiliens et espagnols affirment, à la vue de ces images, qu’Alvaro a bien prononcé le mot « mono » (singe) à l’égard de Neymar.

« PD », « Fils de pute », « Singe » : quelle hiérarchie dans l’insulte ?

De nombreuses personnalités et voix s’élèvent donc contre l’utilisation de ce mot. D’autres rappellent toutefois que Neymar est coutumier de l’insulte envers ses adversaires. Les termes fleuris de « fils de pute » ou « pd » feraient partis de son vocabulaire quotidien.

La ligue va devoir traiter l’épineuse question du prétendu « racisme » d’Alvaro. Traitera-t-elle également de « l’homophobie » possible de Neymar ?

Certaines insultes et grossièretés sont-elles plus graves que d’autres ? Quelle est la hiérarchie de ces insultes ?

On peut déjà affirmer que pour nos belles consciences et les divers commentateurs insulter son adversaire de « grosse merde » ou de « bâtard » est moins grave que de le qualifier de « singe » ou « d’enculé ».

Lorsque la ligue de football professionnel rendra son jugement sur l’affaire Neymar – Alvaro, elle en dira sans doute long sur les véritables interdits en France…

Le sport, lui, attendra…