Littérature russe, Jacques Benoist-Méchin, poésie… Le nouveau numéro de « Livr’arbitres » est sorti !

Littérature russe, Jacques Benoist-Méchin, poésie… Le nouveau numéro de « Livr’arbitres » est sorti !

Paris Vox – Toujours plus copieux, toujours plus riche et éclectique, le numéro 30 de la revue littéraire non-conforme « Livr’arbitres » vient de paraître. Avis aux amateurs de Belles lettres !

«  L’éditorial de Patrick Wagner

A la mémoire de Michel Ragon (1924-2020)

Dans la série Comme le temps passe, il y a maintenant 10 ans, paraissait le n°4 de la Nouvelle série de votre revue Livr’Arbitres[1]. Celui-ci comportait déjà un dossier «  autour de la Russie  ». Xavier Eman chroniquait Tchekhov, les éditions Actes Sud venaient de publier Mes Prisons de Limonov, le dissident Vladimir Maramzine évoquait pour nous ses relations conflictuelles avec la mère patrie, Francis Bergeron revenait sur Tintin au pays des Soviets, Boyko Lambovski évoquait le poète Vadim Stepantsov… Bref, nous visions déjà l’éclectisme, entre classiques à dépoussiérer des étagères des bibliothèques confinées et auteurs contemporains qu’il nous fallait découvrir pour rendre compte au mieux de l’état de la littérature dans ce vaste pays qui nous est si proche et si éloigné à la fois. Cette fois-ci, encore, nous revenons sur ces vastes terres où souffle l’orthodoxie, où sifflent les vents, roulent les fleuves, coule le sang rouge des idéologies qui emportèrent nos rêves fiévreux de la grande Catherine à Poutine, de Voltaire à Sylvain Tesson.

2010  : Vladimir Volkoff était encore parmi nous, Andreï Makine n’était pas encore académicien, depuis vingt ans le Mur était tombé. D’aucuns pensaient à la fin de l’Histoire, à la fin des idéologies, des frontières et rêvaient d’un village planétaire, d’un monde fluide et sans barrières sociales  !

2020 aura connu un monde confiné, de Washington à Moscou, de Paris à Berlin. Il nous faudra revenir sur ces instants-clefs dans une dizaine d’année. Des romans, des essais, des journaux intimes vont être publiés dans les semaines, les mois qui arrivent. Finalement, ce sera la victoire de la «  chose écrite  », seule façon de poser durablement les évènements, de leur donner corps, de nourrir la réflexion.

Ce retour en arrière me permet également de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et de voir ce que nous avons accompli depuis cette décennie. Cela s’est fait à notre rythme, bien évidemment, avec de faibles moyens, mais aussi et surtout avec une grande liberté. C’est un luxe assez appréciable quand bien même notre situation reste précaire, financièrement parlant. Si l’argent reste le nerf de la guerre, sans nos contributeurs, cette armée de l’ombre, nous ne pouvons rien, nous ne sommes rien.

Il est ainsi à souligner cette formidable fidélité qui nous animent depuis le départ. Aux côtés de Xavier Eman, Sébastien Wagner, Laurent Schang, Jean de Lothier, et tant d’autres qui nous ont rejoints, de Miège à Innocent, de Mario Marchal à Rémy Martin et Juliette, de Michel Lhomme à Michel Marmin, de Jérôme Besnard à Alfred Eibel et Francis Bergeron, de Pierre Saint-Servant à Aristide Leucate et quelques dizaines d’autres, qu’ils m’excusent par avance, la famille s’est bien agrandie et compte bien ne pas s’arrêter en si bon chemin !

Ultreïa comme chantent les pèlerins de Compostelle… E ultreia, e suseia, Deus adiuva nos  !  »


[1] Livr’Arbitres N°4 Automne 2010 [à commander sur notre site : livrarbitres.com]

En vente dans les bonnes librairies et en  ligne : www.livrarbitres.com