Cocarde Etudiante : « la seule force qui propose une alternative idéologique »

Cocarde Etudiante : « la seule force qui propose une alternative idéologique »

Paris Vox – Rencontre avec Luc Lahalle, président de la Cocarde Etudiante. Petit panorama d’actualité du syndicat étudiant.

La Cocarde est présente un peu partout sur le territoire, quelles sont les dernières sections créées ? 

Désormais solidement installés dans les universités d’Île-de-France, nous avons pu en effet répondre efficacement aux adhésions très régulières que nous enregistrons à l’échelle du pays en mettant en œuvre une stratégie efficace d’implantation. La Cocarde est désormais bien enracinée à Nancy, à Strasbourg et à Lille, elle est en pleine progression dans des villes comme Le Mans, Tours, Poitiers, Angers ou Caen, et fait des premiers pas prometteurs à Toulouse et Dijon. D’autres projets sont en cours et verront le jour prochainement  !  

Avec un élu à Nanterre, vous faites un pied de nez à vos détracteurs. Pour autant, cela sera trop peu pour peser sur les décisions au sein des instances. Quel sera le rôle de cet élu ? 

Nous avons parfaitement conscience que nous n’allons pas pouvoir révolutionner les affaires étudiantes en siégeant au CFVU. Mais avec cette élection, et avec la précédente au début d’année où nous avons obtenu 20 % des suffrages, la portée symbolique et politique est très forte et compte finalement davantage. Dans l’esprit des étudiants nanterriens, mais surtout dans les faits bien que ceux-ci aient pris une tournure dont nous ne voulions pas, La Cocarde représente la seule force qui s’oppose réellement à l’extrême-gauche et qui propose une alternative idéologique.  Plus concrètement, nos différents élus jouent aussi en quelque sorte le rôle de lanceurs d’alerte, puisque nous allons de surprise en surprise avec ce qui est parfois voté et décidé dans les conseils universitaires. Bien souvent nous avons l’impression d’être les seuls à avoir encore une once de lucidité et de bon sens face aux «  chartes de l’égalité pour tou.te.s  » et autres délires.    

Vous êtes régulièrement la cible de menaces voire même d’attaques physiques. Quelle est la réaction des présidences d’universités ? 

À mesure de notre montée en force, les attaques se font en effet plus récurrentes même si les menaces et autres intimidations sont loin d’être une nouveauté. Les présidences d’universités sont très loin d’en prendre toute la mesure malgré nos démarches en ce sens. À Nanterre, plusieurs jours avant les élections étudiantes, nous avons pris le soin d’écrire en bonne et due forme à Monsieur Balaudé, afin de lui demander si le nécessaire serait fait pour garantir la liberté de chaque association à militer en sécurité. Aucune réponse, bien entendu, et surtout aucun dispositif particulier mis en place le jour J. L’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne du désormais célèbre Georges Haddad n’est pas en reste non plus, avec une direction totalement sourde à nos sollicitations passées. Les choses se sont même aggravées puisqu’il ne s’agit plus seulement d’immobilisme mais de complicité directe et ouverte avec l’extrême-gauche : à Tolbiac, les « antifas » et leurs amis serrent amicalement la main des agents de sécurité, et manœuvrent ensemble pour nous donner les plus grandes difficultés à distribuer nos tracts. Nous le regrettons mais le voyons aussi comme une fierté.  

Quel est le plus grand péril qui menace l’université française selon vous ? 

Une réponse attendue serait de désigner l’extrême-gauche dans ses méthodes et dans ses OPA idéologiques sur certains secteurs universitaires (pénétration indigéniste dans les sciences humaines et sociales notamment). Mais ce qui nous frappe chaque jour, c’est le degré de désintérêt d’une très grande partie des étudiants pour les grands enjeux de notre temps, leur hébétude, leur perméabilité à tous les conformismes de l’époque (Greta, Quotidien et Schiappa, pour faire vite) et leur communion dans le festivisme si bien décrit par Philippe Muray. Le plus grand péril qui menace l’université française serait donc le «  faut pas s’prendre la tête  » que l’on entend partout.  

Nous vous laissons conclure librement

Nous invitons tous les étudiants du camp national à nous rejoindre dans nos sections déjà existantes, ou à nous contacter s’ils souhaitent permettre le lancement de La Cocarde dans leur université. Et nous leur disons qu’il y a un très beau chemin à faire avec nous, car le combat ne fait que commencer. 

Pour plus d’informations sur la Cocarde Etudiante, c’est ICI !