Les pompiers contraints d’être surveillés par des caméras

Les pompiers contraints d’être surveillés par des caméras

Paris Vox – Jusqu’à très récemment, ils faisaient partie de ces gens que l’ensemble de la société aimait et admirait. Les enfants rêvaient de les rejoindre, les adultes les remerciaient et personne n’émettait la moindre critique contre ce corps public si réputé. Il s’agit bien évidemment des pompiers.

Cette époque semble bel et bien révolue pour eux. Les « soldats du feu » sont en effet victimes de plus en plus fréquemment d’agressions, de menaces, d’insultes et de violences diverses.

 En Corse, c’était une violente agression contre des pompiers qui avait mis le feu aux poudres et entraîné des manifestations anti-immigration dans les banlieues d’Ajaccio. Dans le seul département du Val d’Oise, en Ile de France, les pompiers ont subi 56 agressions sur toute l’année 2018. Le compte est déjà à 46 depuis janvier 2019.

Même si les journaux parlent d’altercations en milieu rural (un agriculteur du Vexin aurait agressé avec son tracteur un pompier volontaire), il apparait clairement que les agressions les plus violentes et les plus nombreuses se situent en zones urbaines, dans les banlieues dites d’immigration comme à Villiers le Bel, où les interventions des pompiers sont souvent accompagnées des forces de l’ordre.

Cette dégradation des conditions d’opération des pompiers commence à remonter aux oreilles des gérants gouvernementaux. Christophe Castaner était ainsi la semaine dernière à Neuville dans le Val d’Oise pour lancer une nouvelle expérimentation  : les pompiers de ce département porteront désormais des caméras qui enregistreront leurs interventions. Ces caméras permettront d’apporter des preuves aux plaintes que les pompiers ont été encouragés à déposer suite aux agressions qu’ils subissent. Des solutions qui, une nouvelle fois, renforce le sentiment de contrôle d’un Etat Big Brother, sans pour autant régler le fond du problème  : l’augmentation de la violence au sein de nos sociétés européennes.

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