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“RasLeScoot” contre les “nuisances des deux roues motorisées”

“RasLeScoot” contre les “nuisances des deux roues motorisées”

Paris Vox – “RasLeScoot”: un collectif contre les deux roues motorisés voit le jour à Paris.


On peut observer depuis de nombreux mois une forme de chasse à l’automobile dans Paris. Les motos et scooters sont à leur tour la cible d’un nouveau collectif  qui vient de se lancer et qui risque de faire parler de lui. Ce regroupement d’associations et de citoyens dénommé “RasLeScoot” entend dénoncer les nuisances des deux roues dans Paris et sa proche banlieue.

Si on peut entendre certains arguments avancés par ce collectif, la formulation du communiqué de presse est clairement vindicative.

Communiqué intégral :

“L’espace public à Paris et en petite couronne est envahi par les deux-roues motorisés (2RM) qui génèrent insécurité, bruit et pollution. De nombreux témoignages montrent qu’à cause du laxisme des autorités, certains usagers croient pouvoir tout se permettre. Il est temps d’y mettre fin. Les 2RM ne sont, pas plus que la voiture, une solution à privilégier pour la mobilité de demain. Il ne s’agit pas de les interdire mais de prendre en compte les externalités négatives qu’ils génèrent.

Le collectif regroupe des usagers de l’espace public – associations ou simples citoyens – et vise à rendre audible la « majorité silencieuse » face aux nuisances des 2RM. Il n’est plus question d’accepter que des « Motards en colère » mènent des actions visant à intimider les élus pour imposer leur « liberté » de circuler qui empiète largement sur celle de tous les autres.

La Maire de Paris a régulièrement annoncé sa volonté d’agir contre la pollution, elle prône le développement massif du vélo, annonce la priorité aux transports en commun et soutient, de manière générale, un apaisement de la ville. Cette politique de réduction de la place de la voiture individuelle produit ses premiers effets bénéfiques sur la qualité de l’air et le cadre de vie. Mais elle n’a pas su limiter le nombre de 2RM et leurs nuisances, qui sont incompatibles avec une métropole plus humaine, plus vivable.

Les cinq nuisances des scooters et motos

  1. Les 2RM sont plus polluants que les voitures et posent un réel problème de santé publique.
  2. Les 2RM génèrent des nuisances sonores insupportables.
  3. Dans Paris, les 2RM sont impliqués dans plus de la moitié des accidents. Leur comportements illégaux mettent en danger piétons et cyclistes.
  4. Les 2RM ont colonisé une bonne partie de l’espace public, notamment les trottoirs qu’on avait mis des décennies à libérer des voitures.
  5. L’omniprésence des 2RM dégrade l’image et l’attractivité de la capitale.

Nos principales revendications

Il est urgent de prendre des mesures pour réintroduire un respect mutuel dans l’espace public. Une phase avec un renforcement des contrôles est malheureusement indispensable pour amorcer une modification profonde des comportements.

  • Libérer les trottoirs et ne plus y tolérer les 2RM, en dehors des places qui leur sont réservées.
  • Tarifer le stationnement des 2RM, car la gratuité dont ils bénéficient est injustifiée au vu des nuisances qu’ils provoquent. Vincennes et Charenton ont récemment introduit cette mesure de bon sens qui mérite d’être généralisée à Paris et dans les autres communes de petite couronne.
  • Ne plus créer d’emplacements de stationnement pour les 2RM sur la voirie, au profit des parkings souterrains sous-utilisés.
  • Faire respecter les règles du code de la route. La mairie peut utiliser à cette fin ses nouvelles compétences en matière de police de la circulation et nous saluons la volonté qu’elle exprime d’aller dans ce sens.
  • Contrôler la pollution atmosphérique et sonore, avec immobilisation des engins qui dépassent les normes ou qui ne respectent pas la réglementation Crit’Air.

Par notre mobilisation citoyenne nous souhaitons rappeler que l’invasion de l’espace par les 2RM, leur bruit, leur pollution et les comportements dangereux de leurs conducteurs ne sont pas des fatalités ; il est possible – et nécessaire – de rééquilibrer l’usage de l’espace public.”